Trois semaines après le lancement de RMC+, RMC BFM Ads précise, ce mardi 22 septembre, sa stratégie commerciale pour 2027. La régie de CMA Media mise sur de nouveaux formats publicitaires dans le streaming et sur une organisation dédiée aux réseaux sociaux et aux créateurs de contenus. L’objectif est de transformer les audiences de ses différentes marques en revenus, en proposant aux annonceurs des campagnes associant télévision et numérique.
Gratuite et financée par la publicité, RMC+ a remplacé RMC BFM Play le 1er septembre. La plateforme annonce près de 10 000 heures de contenus et dix chaînes thématiques diffusées en continu, dont une consacrée à Brut. Les offres présentées pour 2027 précisent les possibilités de commercialisation de cet ensemble. « Screen Ads » prévoit une présence en tête de la page d’accueil, « Pause Ads » affiche une publicité lorsque le spectateur interrompt son programme et « Impact Ads » permet à une marque de s’associer à un contenu et à son environnement sur télévision connectée. Le modèle ne repose donc pas uniquement sur les spots vidéo : l’interface et l’association aux programmes deviennent également des espaces à vendre.
Brut et les créateurs pour élargir les campagnes
Une nouvelle entité commerciale doit réunir les activités liées aux réseaux sociaux, notamment Brut et Swipe, ainsi que les offres avec les créateurs de contenus. La régie prévoit des dispositifs conçus pour ces plateformes autour de L’After Foot, du running, du padel ou du divertissement. Cette organisation doit faciliter la vente d’opérations dépassant le cadre d’une chaîne ou d’un site. L’offre « Power Reach » associe ainsi télévision traditionnelle, télévision connectée et YouTube, avec une mesure destinée à identifier les personnes touchées sans les compter plusieurs fois. D’autres dispositifs doivent évaluer l’attention portée aux publicités, leur effet sur la perception d’une marque ou les visites générées sur un site et en magasin. La promesse commerciale porte autant sur l’accès aux publics que sur la capacité à démontrer l’efficacité des campagnes.
Le poids économique du numérique reste toutefois limité dans les chiffres communiqués par CMA Media à la veille du lancement de RMC+. Sur le périmètre des chaînes BFMTV et RMC, la télévision traditionnelle représentait alors 93 % des recettes publicitaires, contre 6 % pour RMC BFM Play et 1 % pour les réseaux sociaux. Cette répartition ne décrit ni l’ensemble de CMA Media, qui comprend notamment Brut, ni les performances de la nouvelle plateforme. Elle donne néanmoins la mesure du rééquilibrage recherché. Pour la régie, le défi sera de vendre ces nouveaux espaces et services tout en conservant les investissements sur ses antennes. L’élargissement du catalogue et la multiplication des formats constituent des moyens d’y parvenir, pas encore la preuve de recettes supplémentaires.

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