SOCIÉTÉ Police-Justice

La justice chypriote acquitte cinq Israéliens accusés du viol collectif d’une jeune Britannique

La justice chypriote acquitte cinq Israéliens accusés du viol collectif d'une jeune Britannique
La justice chypriote acquitte cinq Israéliens accusés du viol collectif d'une jeune Britannique

Un tribunal chypriote a libéré lundi cinq touristes israéliens après les avoir acquittés des accusations de viol collectif d’une jeune Britannique dans la station balnéaire d’Ayia Napa, au sud-est de l’île, en septembre 2023. La cour a jugé que la plaignante « n’était pas digne de confiance ».

Les cinq jeunes Israéliens, originaires du village arabe de Majd al-Krum et âgés de 19 à 20 ans, avaient tous plaidé non coupables lors du procès.

Le tribunal pénal du district de Famagouste, où se situe Ayia Napa, les a déclarés innocents de toutes les accusations, y compris de viol et d’enlèvement, après avoir estimé que les déclarations de la plaignante comportaient « des contradictions majeures et multiples ».

Dans un communiqué, la cour a précisé avoir relevé dans le témoignage de la plaignante « des faiblesses substantielles quant à l’identification et à l’attribution des actes à des individus spécifiques ». Elle a ajouté qu’« étant donné ces doutes fondamentaux sur la crédibilité de son témoignage (…), la plaignante a été jugée non fiable », selon l’Agence France-Presse.

La plaignante, qui avait 20 ans au moment des faits présumés, avait affirmé à la police que les accusés l’avaient emmenée de force d’une fête au bord d’une piscine vers une chambre d’hôtel, où ils l’auraient violée collectivement.

Mais le tribunal a jugé ces accusations « non convaincantes », soulignant que la plaignante avait modifié ses déclarations sur le nombre de personnes présentes dans la chambre et qu’elle avait attribué les mêmes actes sexuels à des individus différents.

Elle avait également affirmé avoir crié à l’aide, mais le tribunal a conclu que des témoins présents dans la chambre voisine n’avaient entendu aucun cri.

Selon la cour, la plaignante avait consommé une grande quantité d’alcool et de drogues, mais « pas au point de l’empêcher de donner son consentement » à un rapport sexuel, ce qui excluait, selon le tribunal, la qualification de viol.

Enfin, la justice a estimé qu’il n’était pas possible d’exclure que les marques retrouvées sur son corps résultaient d’une « relation sexuelle consentie ».

Un groupe de soutien à la plaignante a indiqué que sa famille avait lancé une campagne de collecte de fonds pour contester la décision du tribunal.

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