Au bureau, dans les transports ou devant la télévision, croiser les jambes est un réflexe adopté sans même y penser. Cette position est pourtant régulièrement accusée de couper la circulation sanguine, de provoquer des varices ou d’abîmer le dos. Pour une personne en bonne santé, elle ne présente généralement aucun danger lorsqu’elle est maintenue quelques minutes. Le véritable problème vient davantage de l’immobilité prolongée que du croisement des jambes lui-même.
Cette posture peut néanmoins ralentir temporairement le retour veineux en comprimant certaines veines. Elle risque ainsi d’accentuer la sensation de jambes lourdes ou les gonflements chez les personnes souffrant déjà d’une insuffisance veineuse. En revanche, elle ne provoque directement ni varices, ni thrombose, ni embolie pulmonaire. Ces pathologies sont principalement associées à l’âge, à l’hérédité, à la grossesse, au surpoids, à certaines maladies ou à une immobilisation prolongée.
Le dos et les nerfs davantage concernés
Garder les jambes croisées du même côté pendant une longue période crée une asymétrie temporaire du bassin. Celle-ci peut favoriser des tensions musculaires au niveau des hanches et des lombaires, sans pour autant endommager la colonne vertébrale ou provoquer directement une hernie discale. Les spécialistes conseillent surtout de varier régulièrement les positions et d’éviter de rester assis plusieurs heures sans bouger.
Le croisement prolongé des jambes peut également comprimer le nerf fibulaire situé près du genou, provoquant des fourmillements ou l’impression d’avoir une jambe « endormie ». Ces sensations disparaissent habituellement après un changement de position. Pour préserver son dos et sa circulation, il est recommandé de se lever quelques minutes toutes les heures, de bouger les chevilles et de marcher régulièrement. Si les engourdissements persistent ou surviennent fréquemment, un avis médical peut être nécessaire.

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