Près de 70 cas autochtones de chikungunya, de dengue et de virus du Nil occidental ont désormais été recensés en France hexagonale. Une contamination est dite autochtone lorsque la personne infectée n’a pas récemment voyagé dans une zone où le virus circule habituellement, ce qui signifie que la transmission s’est produite localement.
Santé publique France comptabilisait, au 24 août, 30 cas de virus du Nil occidental, soit douze de plus en une semaine. Les infections ont été détectées en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Occitanie, en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Pour la première fois, des cas humains ont été identifiés dans l’Aude, la Seine-et-Marne et la Drôme.
Le moustique tigre présent dans 83 départements
Le chikungunya totalise 33 cas répartis entre sept épisodes de transmission dans le Tarn, le Lot, la Gironde et le Val-de-Marne. Cinq cas de dengue ont également été recensés au cours de quatre épisodes dans le Tarn, l’Hérault, la Dordogne et les Bouches-du-Rhône. Ces deux maladies sont transmises par le moustique tigre, désormais implanté dans 83 départements métropolitains.
Le virus du Nil occidental est transmis par des moustiques du genre Culex, contaminés au contact d’oiseaux infectés. La maladie reste généralement asymptomatique, mais elle peut provoquer un syndrome grippal et, dans moins de 1 % des cas, de graves complications neurologiques. Santé publique France souligne que l’extension géographique de ces virus est favorisée par la mondialisation, l’urbanisation et le réchauffement climatique.
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