Olivier Becht se lance à son tour dans la course à l’Élysée. Le député du Haut-Rhin et ancien ministre délégué au Commerce extérieur a annoncé ce jeudi 24 septembre sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. « Quand on n’a aucune chance, il faut la saisir ! », explique-t-il dans un entretien à Paris Match, assumant son faible niveau de notoriété mais revendiquant une candidature indépendante des principaux appareils politiques.
Apparenté au groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, Olivier Becht assure pourtant ne plus se reconnaître dans un camp constitué. « Mon parti, ce sont les Français », affirme l’ancien maire de Rixheim, qui met en avant vingt-cinq années de mandats et de responsabilités : maire, président d’intercommunalité, député, ministre, mais également magistrat administratif et enseignant à l’université. Il entend notamment se différencier de Gabriel Attal, autre candidat issu du bloc central.
Un « Projet France » préparé depuis deux ans
Cette candidature est l’aboutissement d’une démarche lancée bien avant l’annonce de ce jeudi. Depuis deux ans, Olivier Becht dit avoir parcouru les départements français afin de nourrir son « Projet France », plateforme participative destinée à préparer une refondation du modèle économique, social et administratif. Il doit officiellement mettre en scène son entrée en campagne ce jeudi à 17 h 15 devant la mairie de Rixheim, commune dont il a été maire de 2008 à 2017.
Parmi ses premières orientations figurent une forte réduction du nombre de normes administratives, une réforme de l’organisation territoriale, la mobilisation d’une partie de l’épargne privée vers des fonds souverains consacrés notamment à l’intelligence artificielle et au quantique, ainsi qu’un vaste plan énergétique. Sur ce dernier point, il veut développer sur vingt ans les carburants de synthèse afin de réduire la dépendance française aux hydrocarbures importés.
Olivier Becht présente sa candidature comme celle d’une « refondation » plutôt que comme la continuité directe du macronisme, bien qu’il ait été ministre dans le gouvernement d’Élisabeth Borne et demeure apparenté au groupe parlementaire Renaissance. Il devra désormais transformer cette déclaration en candidature effective en réunissant notamment les 500 parrainages d’élus nécessaires pour figurer sur la liste définitive des candidats établie par le Conseil constitutionnel.

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