Plus de 33 000 dirigeants d’entreprise se sont retrouvés sans activité au cours des six premiers mois de 2026, soit une progression de près de 7 % sur un an, selon les données de l’Observatoire GSC-Altares. Les petites entreprises concentrent l’essentiel des pertes, dans un contexte de fragilité persistante du tissu économique français.
Les dirigeants à la tête de structures de moins de trois salariés représentent près de 75 % des pertes d’emploi recensées. Mais les entreprises de taille plus importante sont également touchées : 694 dirigeants de sociétés comptant au moins 20 salariés ont perdu leur activité au premier semestre. Pour celles employant plus de 50 salariés, les pertes progressent même de près de 52 % sur un an.
La construction reste le secteur le plus touché
Avec 7 718 dirigeants concernés, la construction arrive en tête des secteurs les plus affectés, devant le commerce, qui compte 6 971 pertes d’emploi de dirigeants, en hausse de 3,7 %. L’hébergement-restauration connaît également une dégradation, avec 5 057 entrepreneurs concernés, soit une progression de 10,4 %. Dans les services aux entreprises, les pertes augmentent de 15,2 %, à 4 770 dirigeants.
Les difficultés présentent aussi d’importantes disparités selon les territoires. Les Hauts-de-France enregistrent la plus forte progression, à 11 %, devant la Nouvelle-Aquitaine et la Bourgogne-Franche-Comté, toutes deux à +9,6 %. L’Île-de-France concentre pour sa part près d’un quart des pertes, avec 7 860 dirigeants concernés, en hausse de 5,8 %.
Selon Altares, les 33 000 pertes d’emploi de dirigeants ont également entraîné environ 80 000 suppressions d’emplois salariés. Les dirigeants concernés exerçaient leurs fonctions depuis près de dix ans en moyenne, une ancienneté qui atteint près de vingt ans pour ceux à la tête de PME de plus de 20 salariés.
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