Le président du parti Reconquête ! a été condamné mercredi à 9 000 euros d’amende pour des propos jugés racistes, tenus en novembre 2023 dans le contexte dramatique du meurtre du jeune Thomas à Crépol, dans la Drôme. En ayant simplement comparer « la France de Thomas » à celle de « Chahid », l’un des suspects, Éric Zemmour a franchi, selon la justice, la ligne rouge.
Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que l’ancien candidat à la présidentielle avait tenu un « discours essentialiste » et « désigné comme assassins les personnes d’origine arabe et de confession musulmane ». Son intervention, en direct sur BFMTV et RMC, au lendemain d’un drame national, a été jugée par la justice comme une « grave injure raciale » de nature à « attiser les tensions » à un moment critique.
Une « France divisée » pointée du doigt
« Nous avons deux peuples, deux France, deux jeunesses : celle de Thomas, celle de Chahid », avait affirmé Zemmour en dénonçant « les racailles arabo-musulmanes ». Ces propos, signalés par plusieurs députés LFI, SOS Racisme et la Dilcrah, sont à l’origine de cette nouvelle condamnation de l’ancienne star de CNEWS, déjà coutumier des propos controversés. Zemmour a aussitôt annoncé son intention de faire appel, estimant être sanctionné pour avoir « dit la vérité ».
En parallèle, le tribunal l’a relaxé pour d’autres propos, tenus sur X (ex-Twitter), à propos du meurtre de Lola, la jeune fille de 12 ans tuée en 2022, jugeant que ses généralisations ne visaient pas « une communauté déterminée ».
