POLITIQUE

Scandale du périscolaire à Paris : Anne Hidalgo exprime un regret mais refuse le mea culpa

Scandale du périscolaire à Paris : Anne Hidalgo exprime un regret mais refuse le mea culpa
Scandale du périscolaire à Paris : Anne Hidalgo exprime un regret mais refuse le mea culpa

Anne Hidalgo est sortie de son silence sur les violences sexuelles dénoncées dans plusieurs structures périscolaires parisiennes. L’ancienne maire socialiste, à la tête de la capitale entre 2014 et 2026, a affirmé mercredi sur France Inter se tenir « aux côtés des familles » et partager leur douleur. Elle reconnaît une « blessure » face au fait que des agresseurs présumés aient pu passer entre les mailles des dispositifs de prévention mis en place par la Ville.

Visée par une plainte pénale déposée par une quinzaine de familles, comme son successeur Emmanuel Grégoire, Anne Hidalgo refuse cependant de présenter des excuses ou de faire son mea culpa. Elle considère que les faits qui lui sont personnellement reprochés ne relèvent pas d’une qualification pénale et met en garde contre toute « instrumentalisation » de la souffrance des victimes. L’ancienne édile doit être entendue la semaine prochaine par la commission d’enquête sénatoriale consacrée au périscolaire.

Des absences aux réunions organisées dans les écoles

Anne Hidalgo admet néanmoins regretter de ne pas avoir participé aux réunions organisées dans les établissements concernés à partir du printemps 2025, lorsque l’affaire a pris de l’ampleur. Elle explique cette absence par la remontée progressive des informations, la nécessité de structurer la réponse municipale et le contexte de la campagne des élections municipales. Elle assure avoir personnellement répondu aux courriers qui lui avaient été adressés.

L’ancienne maire défend également les décisions prises sous ses mandats. Elle rappelle avoir demandé dès 2015 un rapport à l’Inspection générale de la Ville et conteste que ses recommandations aient été ignorées. Selon elle, trois vérifications encadraient le recrutement des animateurs : la consultation du fichier des auteurs d’infractions sexuelles, celle d’un fichier du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports et l’examen du casier judiciaire. Anne Hidalgo estime désormais que la législation doit évoluer afin que la parole des enfants soit mieux prise en compte.

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