Ce mercredi après-midi, l’Assemblée nationale examinera une motion de censure déposée par les députés LFI et quelques écologistes contre le gouvernement de François Bayrou. Cette tentative symbolique fait suite à un rejet tactique de la loi agricole Duplomb, soutenue par le gouvernement et les Républicains, et qui vise à réintroduire à titre dérogatoire l’acétamipride, un pesticide controversé. La gauche dénonce un « 49.3 parlementaire » pour court-circuiter les amendements écologistes.
Un bras de fer sur fond de néonicotinoïdes et de manœuvres parlementaires
Mais malgré les indignations de Mathilde Panot, la motion de censure n’a quasiment aucune chance d’aboutir : le Rassemblement national la juge « baroque », et les socialistes conditionnent leur soutien à un éventuel débat sur les retraites. Seul un front commun gauche-droite pourrait faire tomber le gouvernement Bayrou, une hypothèse peu crédible à ce stade.
La tension reste néanmoins palpable : les Insoumis menacent de saisir le Conseil constitutionnel, invoquant une atteinte à la sincérité des débats.
