Carla Bruni fait des révélations particulièrement personnelles sur son addiction à l’alcool. L’ancienne Première dame, âgée de 58 ans, reconnaît avoir longtemps consommé de l’alcool pour anesthésier ses émotions et supporter ses angoisses. Dans le livre Merci pour le non, d’Elisa Tovati, elle raconte comment sa fille Giulia lui a demandé de ne plus boire pendant un an, une promesse qu’elle a accepté de tenir. L’épouse de Nicolas Sarkozy évoque également le rôle protecteur de son mari durant les années passées à l’Élysée et sa peur de transmettre ses addictions à ses enfants.
« L’alcool me permettait d’anesthésier certaines émotions »
Carla Bruni reconnaît avoir entretenu pendant de nombreuses années une relation de dépendance à l’alcool. Elle explique que sa consommation répondait avant tout à un besoin de soulager ses souffrances psychologiques et de surmonter certaines difficultés personnelles. Le tabac occupait également une place importante dans son quotidien. « Pendant longtemps, mes addictions au tabac et à l’alcool ont été pour moi un véritable soutien. Elles me permettaient d’anesthésier certaines émotions, certaines douleurs, et de tenir debout. »
L’ancienne Première dame décrit ainsi l’alcool comme un refuge auquel elle a eu recours pour supporter ses angoisses. Ses confidences révèlent une dépendance qu’elle considère aujourd’hui comme une véritable maladie, dont les conséquences dépassent largement la simple consommation de boissons alcoolisées.
Sa fille Giulia lui a demandé d’arrêter l’alcool pendant un an
Le déclic est venu de sa fille Giulia, née le 19 octobre 2011 de son mariage avec Nicolas Sarkozy. L’adolescente lui a lancé un défi particulièrement direct : ne pas boire d’alcool pendant un an. Carla Bruni raconte avoir immédiatement accepté cette demande : « J’ai fait une promesse à ma fille qui m’a dit “Tiens, ne bois pas d’alcool pendant un an.” J’ai dit “D’accord”. »
Cette promesse familiale a marqué un tournant dans son rapport à l’alcool. La chanteuse affirme avoir découvert les bienfaits de l’abstinence et éprouver désormais une véritable satisfaction à vivre sans boire. « Le seul vrai traitement contre les addictions, c’est l’abstinence et la sobriété. Je ressens un grand plaisir à la sobriété. » Carla Bruni emploie également des mots particulièrement forts pour décrire l’emprise de la dépendance, qu’elle qualifie de « maladie mentale qui a les allures d’une sorte de rite, sacré et vénéneux ».
La demande de Giulia prend une dimension particulière dans une famille dont la vie privée est régulièrement exposée. La fille de l’ancien président de la République avait notamment fait parler d’elle après la diffusion de vidéos sur TikTok. Cette fois, c’est son influence sur la vie personnelle de sa mère qui est révélée.
À l’Élysée, Nicolas Sarkozy l’a aidée à moins boire
Carla Bruni revient également sur les années durant lesquelles elle a vécu à l’Élysée, entre 2008 et 2012. Alors que la pression médiatique, les obligations protocolaires et l’exposition permanente auraient pu accentuer ses difficultés, elle assure que cette période a au contraire contribué à apaiser ses angoisses. « Quand j’étais à l’Élysée, ça n’a pas augmenté. Au contraire, ça a un peu diminué, parce que mon mari a été une source de protection énorme pour moi et cela a apaisé une angoisse ancienne. »
L’ancienne Première dame attribue ainsi à Nicolas Sarkozy un rôle protecteur dans son équilibre psychologique. Elle explique que la présence de son époux lui a apporté une sécurité affective qui a contribué à réduire ses comportements addictifs. Ses déclarations montrent également que sa dépendance à l’alcool était antérieure à son arrivée à l’Élysée. Elle ne donne toutefois pas de précisions sur les quantités d’alcool qu’elle consommait ni sur la fréquence de sa consommation.
« Je n’ai pas quitté totalement mes addictions »
Malgré son plaisir retrouvé dans la sobriété, Carla Bruni refuse de considérer son combat contre l’addiction comme définitivement terminé. Elle reconnaît que les mécanismes de la dépendance restent présents et nécessitent une vigilance permanente. « Je n’ai pas quitté totalement mes addictions, car cette maladie n’est pas une affaire de situation extérieure, mais au contraire de situation intérieure. C’est une affaire de soi à soi. »
L’ancienne mannequin insiste sur le caractère profondément personnel de cette lutte. Selon elle, le changement de cadre de vie ou l’amélioration des circonstances extérieures ne suffisent pas à faire disparaître les mécanismes psychologiques qui alimentent une addiction. Elle affirme également que la perspective de voir ses enfants confrontés aux mêmes difficultés constitue une motivation essentielle pour poursuivre ses efforts : « Je demeure alertée et active contre l’addiction, car je ne veux pas transmettre cette maladie à mes enfants. »
Carla Bruni est mère de deux enfants : Aurélien, né en 2001 de sa relation avec le philosophe Raphaël Enthoven, et Giulia, née en 2011 de son mariage avec Nicolas Sarkozy. La chanteuse exprime aujourd’hui sa volonté de les préserver des souffrances qu’elle associe à sa propre dépendance.
Après son cancer du sein, de nouvelles confidences sur sa santé
Ces révélations sur l’alcool s’ajoutent à d’autres confidences de Carla Bruni concernant sa santé. L’ancienne Première dame avait déjà rendu public son combat contre un cancer du sein diagnostiqué en 2019. Elle avait notamment annoncé l’arrêt de son traitement hormonal après cinq années de lutte contre la maladie.
Elle avait également témoigné de son expérience du cancer dans un documentaire réunissant plusieurs personnalités, parmi lesquelles Florent Pagny et Yaël Braun-Pivet. Ces prises de parole témoignent de sa volonté de parler publiquement des épreuves qu’elle a traversées, au-delà de son parcours de mannequin, de chanteuse et d’ancienne Première dame.
Avec ces nouvelles confidences, Carla Bruni dévoile une autre facette de sa vie personnelle. Elle reconnaît avoir longtemps utilisé l’alcool comme un moyen d’échapper à ses souffrances, avant de découvrir les bienfaits de la sobriété grâce à une promesse faite à sa fille. Une décision familiale qui occupe désormais une place centrale dans son combat contre la dépendance.

Réagir à l’article
Soyez le premier à commenter cet article.