Frappes mutuelles entre Washington et Téhéran après la mort de deux soldats américains en Jordanie
Frappes mutuelles entre Washington et Téhéran après la mort de deux soldats américains en Jordanie

Les États-Unis ont mené une nouvelle série de frappes aériennes contre l’Iran samedi soir, ciblant des installations de surveillance côtière et de défense antiaérienne. Téhéran a répliqué en lançant des drones contre deux bases américaines au Koweït.

C’est la huitième nuit consécutive de frappes américaines contre l’Iran. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé avoir visé des capacités militaires iraniennes, dont des installations de l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, selon les médias d’État iraniens. Ces opérations visaient à « dégrader davantage la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz », a précisé Centcom dans un communiqué.

Les frappes interviennent au lendemain de la mort de deux soldats américains en Jordanie, tués lors d’attaques de missiles balistiques et de drones attribuées aux Gardiens de la révolution iraniens (IRGC). Un troisième militaire reste porté disparu. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a réagi sur le réseau X : « Que Dieu vous garde, héros. Leur sacrifice ne fait que renforcer notre détermination. »

En représailles aux frappes américaines de samedi, l’armée iranienne a annoncé avoir conduit des attaques de drones contre deux bases américaines au Koweït, le camp Udairi et la base aérienne Ali Al Salem, selon l’agence Tasnim, affiliée aux IRGC.

Le bilan américain dans ce conflit s’établit désormais à 16 morts, après que la mort d’un pilote de la marine disparu en début de mois a été officiellement confirmée, constituant la deuxième hausse du bilan cette semaine.

Les deux pays avaient conclu un accord préliminaire de cessez-le-feu en juin, mais le texte s’est effondré en quelques semaines. Le président Donald Trump l’a déclaré « terminé » le 8 juillet. Washington a depuis rétabli son blocus des ports iraniens, tandis que Téhéran a proclamé la fermeture du détroit d’Ormuz, ravivant les tensions dans l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde.

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