Le mystère sur le sort de Delphine Jubillar vient de connaître un tournant décisif. Les analyses génétiques réalisées sur les ossements découverts jeudi sur la commune de Mailhoc, dans le Tarn, ont confirmé qu’ils appartiennent bien à l’infirmière de 33 ans, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. L’ADN prélevé sur les restes humains correspond à celui de Delphine Jubillar.
Cette identification apporte enfin une réponse à la principale question qui entourait ce dossier depuis près de six ans : celle du devenir de la jeune mère de famille, dont le corps n’avait jamais été retrouvé malgré de nombreuses opérations de recherches.
Une découverte rendue possible après les aveux de Cédric Jubillar
La découverte des ossements est directement liée aux récentes déclarations de Cédric Jubillar. Il y a une dizaine de jours, le principal suspect est passé aux aveux et a indiqué aux enquêteurs l’endroit où il affirmait avoir dissimulé le corps de son épouse.
Les gendarmes se sont alors rendus sur un terrain situé à Mailhoc, à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où vivait le couple. Ce secteur n’avait jusqu’à présent jamais été fouillé dans le cadre de l’enquête. Les recherches ont permis de mettre au jour plusieurs ossements, rapidement placés sous scellés avant d’être transférés à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale pour expertise.
Les circonstances de la mort restent inconnues
Si l’identité de la victime est désormais établie, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Les spécialistes poursuivent leurs examens afin de déterminer si les ossements présentent des lésions permettant d’identifier la cause ou le mode de décès.
À ce stade, les experts n’ont pas été en mesure de préciser les circonstances exactes de la mort de Delphine Jubillar. L’état des restes humains pourrait compliquer ces investigations médico-légales.
Un dossier judiciaire désormais renforcé
La confirmation scientifique de l’identité des ossements constitue une étape majeure dans cette affaire criminelle. Les aveux de Cédric Jubillar avaient déjà marqué un tournant spectaculaire dans un dossier où il a toujours occupé une place centrale depuis la disparition de son épouse.
Cette identification vient désormais corroborer ses indications sur le lieu où le corps avait été dissimulé. Les investigations se poursuivent pour établir avec précision le déroulement des faits et compléter le dossier judiciaire avant les prochaines échéances de la procédure.