La capitale américaine a renforcé drastiquement sa sécurité après l’assassinat de deux employés de l’ambassade d’Israël, tués par balle mercredi soir à proximité du Capital Jewish Museum. L’assaillant, Elias Rodriguez, 31 ans, originaire de Chicago, aurait scandé des slogans propalestiniens avant d’être interpellé. Il a été inculpé jeudi pour assassinats.
Présence policière accrue dans les lieux sensibles
Face à l’émotion suscitée par cette attaque, les autorités ont annoncé un déploiement renforcé des forces de l’ordre autour des lieux de culte, écoles et centres communautaires juifs. « Nous nous tenons aux côtés de nos concitoyens juifs », a déclaré la cheffe de la police de Washington, Pamela Smith. Le drame est survenu à la veille du Shabbat, alors que la communauté juive locale se prépare à ses célébrations dans une atmosphère tendue.
Dans le quartier du musée, considéré jusqu’ici comme paisible, l’émotion est vive. Une cérémonie d’hommage a réuni environ 150 personnes vendredi soir, organisée par la synagogue Hill Havurah. Le président de son conseil d’administration, Aaron Hiller, a dénoncé « une horrible tragédie » dans un contexte d’« actes antisémites trop fréquents », tout en appelant à la vigilance depuis les attaques du 7 octobre.
Parmi les participants, certains étaient personnellement touchés. Daniel Ben Chitrit, qui devait initialement participer à la réception, a confié son trouble : « Le tireur ne savait même pas qu’ils travaillaient pour l’ambassade. Il les a pris pour cibles simplement parce qu’ils sortaient d’un événement juif. C’est un acte anti-Israël, mais surtout une haine aveugle. » Une haine que la rabbin Hannah Spiro, la voix tremblante, a dénoncée avec force : « Ces meurtres n’ont rien fait pour faire libérer Gaza. »