Une délégation du Conseil consultatif pour les régions ultrapériphériques (CCRUP) s’est rendue dans la baie du Robert, en Martinique, afin de mesurer les conséquences des échouements de sargasses sur la pêche, les équipements et la population. Des représentants de neuf régions ultrapériphériques participent à cette visite, destinée à préparer des propositions qui seront ensuite transmises aux institutions européennes.
Dans la baie du Robert, fortement touchée par le phénomène, une douzaine de marins-pêcheurs ramassent quotidiennement les algues à la main. Celles-ci sont ensuite déposées dans une barge d’une quarantaine de mètres avant leur traitement. Les professionnels dénoncent une opération éprouvante et des dégâts importants sur leurs bateaux. Le cuivre, les moteurs et les faisceaux électriques seraient notamment attaqués par les émanations produites lors de la décomposition des sargasses.
Des professionnels confrontés à des pertes économiques et sanitaires
« Économiquement, cela a un impact considérable sur nos ressources et nos revenus. Il faut impérativement qu’il y ait des aides », alerte Jean-Michel Cotrebil, président du comité des pêches de Martinique. Certains marins souffriraient également de problèmes cutanés, notamment d’eczéma. Léonard Raghnauth, président du comité régional des pêches et des élevages marins de Guyane, estime pour sa part que les moyens actuellement mobilisés ne sont pas à la hauteur de la crise.
Le président du CCRUP, Ruben Farias, souhaite accélérer la collecte des algues et développer leur valorisation grâce à des procédés plus automatisés. Une demande d’aide temporaire doit être soumise à la Commission européenne, tandis qu’un effort financier est également réclamé au gouvernement français. Présente en Martinique jusqu’au jeudi 10 septembre, la délégation doit désormais transformer les témoignages recueillis sur le terrain en propositions concrètes pour apporter une réponse durable aux échouements de sargasses.

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