Un haut responsable libanais rejette l’accord négocié par les États-Unis avec Israël et met en garde contre des divisions internes
Un haut responsable libanais rejette l’accord négocié par les États-Unis avec Israël et met en garde contre des divisions internes

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, principal allié politique du Hezbollah, a vivement critiqué l’accord négocié par les États-Unis entre le Liban et Israël, estimant qu’il risquait de provoquer des divisions au sein du pays et affirmant qu’il ne serait pas appliqué.

Dans un entretien accordé au quotidien libanais Al-Akhbar, Berri a déclaré que les discussions entre l’Iran et les États-Unis constituaient la seule voie réaliste permettant d’obtenir le retrait des forces israéliennes du sud du Liban. Selon lui, toute tentative de séparer le dossier libanais des négociations américano-iraniennes ne ferait que prolonger l’occupation israélienne.

« Toute tentative de dissocier le Liban de cette dynamique conduira à une prolongation de l’occupation et ouvrira la voie à des divisions entre les Libanais », a-t-il averti.

Les responsables israéliens ont indiqué que l’accord pourrait progresser dans les prochains jours, même si aucun signe concret de sa mise en œuvre n’a encore été observé.

Le projet d’accord prévoit notamment un retrait progressif des forces israéliennes des territoires occupés dans le sud du Liban, accompagné d’un déploiement de l’armée libanaise afin qu’elle reprenne progressivement le contrôle de la zone.

Israël occupe une partie du sud du Liban depuis le début de la guerre contre le Hezbollah, déclenchée le 2 mars, lorsque le mouvement chiite a lancé des attaques contre le territoire israélien dans le contexte des tensions régionales.

Les États-Unis tentent de jouer un rôle de médiateur afin de réduire les risques d’une nouvelle escalade militaire entre les deux parties. Toutefois, les déclarations de Nabih Berri illustrent les profondes divergences politiques au Liban sur les conditions d’un règlement du conflit.

Le Hezbollah et ses alliés considèrent que tout accord durable doit être lié aux discussions plus larges entre Washington et Téhéran, tandis que les partisans d’un règlement rapide souhaitent voir l’armée libanaise reprendre le contrôle du sud du pays dans le cadre d’un accord soutenu par les États-Unis.

Ces désaccords risquent de compliquer la mise en œuvre de tout futur accord, alors que les tensions restent élevées à la frontière israélo-libanaise et que les efforts diplomatiques se poursuivent pour éviter une reprise des combats à grande échelle.

Partager

Communauté

Commentaires

Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.