La Chine a salué la décision de plusieurs États africains d’avoir refusé le droit de survol à l’avion du président taïwanais Lai Ching-te, affirmant que ce choix reflétait le respect du principe d’« une seule Chine ».
Lors d’un point presse à Pékin, un porte-parole des autorités chinoises a exprimé sa « reconnaissance » envers les Seychelles, Maurice et Madagascar, qui ont retiré les autorisations nécessaires au survol de leur territoire. Il a également nié toute forme de pression ou de coercition économique de la part de Pékin.
Ces décisions ont conduit à l’annulation du déplacement du président taïwanais vers l’Eswatini, l’un des rares États à entretenir encore des relations diplomatiques officielles avec Taïwan. Lai Ching-te devait y assister aux célébrations du 40e anniversaire du règne du roi Mswati III.
De son côté, Taïwan accuse la Chine d’avoir exercé des pressions pour bloquer ce voyage, illustrant une nouvelle fois les tensions diplomatiques entre les deux parties. Pékin considère Taïwan comme une province chinoise et s’oppose à toute reconnaissance internationale de l’île.
Cet épisode met en lumière l’influence croissante de la Chine en Afrique, où ses relations économiques et politiques jouent un rôle clé dans les décisions diplomatiques de nombreux pays.
Il souligne également l’isolement diplomatique croissant de Taïwan, confronté à une pression constante de Pékin pour limiter sa visibilité et ses interactions sur la scène internationale.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.