Sous pression des sanctions américaines, Cuba défend son puissant conglomérat militaire GAESA
Sous pression des sanctions américaines, Cuba défend son puissant conglomérat militaire GAESA

Le gouvernement cubain a vigoureusement défendu mardi le conglomérat économique GAESA, contrôlé par l’armée, alors que le renforcement des sanctions américaines commence à provoquer le retrait de plusieurs acteurs du secteur touristique de l’île. La Havane affirme que cette structure joue un rôle essentiel dans le développement économique et social du pays.

Cette prise de position intervient après de nouvelles accusations de l’administration du président américain Donald Trump, qui accuse GAESA de contrôler discrètement les secteurs les plus rentables de l’économie cubaine et d’utiliser leurs revenus au profit de l’armée et des élites dirigeantes.

Les autorités cubaines rejettent fermement ces allégations. Dans un communiqué, elles ont dénoncé une campagne destinée à semer la confusion au sein de la population cubaine et de l’opinion publique internationale. Selon le gouvernement, GAESA constitue au contraire un outil stratégique permettant de faire face aux conséquences de l’embargo américain et de soutenir l’économie nationale.

La pression exercée par Washington a déjà des effets visibles. Les groupes hôteliers Blue Diamond Resorts et Iberostar ont récemment mis fin à leurs liens avec des établissements associés à GAESA afin d’éviter les risques liés aux sanctions américaines.

Au-delà du secteur touristique, plusieurs compagnies maritimes et aériennes ont également suspendu certaines opérations liées à Cuba. Ces décisions font craindre de nouvelles perturbations pour une économie déjà confrontée à des pénuries, à une forte inflation et à une baisse des recettes en devises.

L’administration américaine présente ces mesures comme un moyen d’accroître la pression sur les autorités cubaines et d’encourager un changement politique. La Havane y voit au contraire une tentative d’asphyxie économique visant à affaiblir le pays et à déstabiliser son système politique.

Alors que Cuba traverse l’une des périodes économiques les plus difficiles de son histoire récente, l’avenir de GAESA est devenu un enjeu central dans le bras de fer qui oppose depuis des décennies l’île communiste à son puissant voisin américain.

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