Les dirigeants africains et les responsables financiers se sont réunis lundi en République du Congo pour l’assemblée annuelle de la Banque africaine de développement, dans un contexte marqué par la baisse de l’aide internationale et l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo voisine.
La réunion est dominée par les discussions autour du financement du développement du continent, alors que l’aide publique au développement des pays riches a chuté d’environ 25 % l’an dernier pour atteindre 174,3 milliards de dollars, selon Reuters. Les réductions américaines ont particulièrement affecté les prêts concessionnels de la BAD, considérés comme essentiels pour les économies africaines.
Face à cette situation, la banque défend une nouvelle stratégie visant à mobiliser davantage les capitaux africains afin de financer les besoins du continent. L’institution estime que l’Afrique fait face à un déficit annuel de financement du développement de près de 400 milliards de dollars.
« L’Afrique a besoin de financements à long terme pour l’énergie, la sécurité alimentaire, l’adaptation climatique, les infrastructures et l’emploi », a indiqué la BAD avant l’ouverture de la réunion.
Les discussions se déroulent également sous l’ombre de l’épidémie d’Ebola en RDC, qui suscite des inquiétudes sanitaires dans la région. Plus de 900 cas suspects ont récemment été signalés par l’Organisation mondiale de la santé.
La BAD souhaite promouvoir un modèle de financement davantage basé sur l’épargne et les ressources du continent afin de réduire la dépendance à l’aide extérieure, alors que plusieurs critiques estiment que les États africains doivent renforcer leurs capacités d’investissement internes.
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