Indonésie : 18 ans de prison requis contre le cofondateur de Gojek dans une affaire de corruption
Indonésie : 18 ans de prison requis contre le cofondateur de Gojek dans une affaire de corruption

Les procureurs indonésiens ont requis une peine de 18 ans de prison contre Nadiem Makarim, ancien ministre de l’Éducation et cofondateur de la plateforme de VTC Gojek, dans une affaire de corruption présumée liée à des achats d’équipements informatiques. L’annonce a été faite mercredi lors d’une audience à Jakarta.

Selon l’accusation, Nadiem Makarim aurait été impliqué dans des acquisitions irrégulières d’ordinateurs portables pendant la pandémie de Covid-19. Ces opérations concerneraient notamment l’achat de Chromebooks de Google destinés au secteur éducatif, dans le cadre de programmes publics.

Les procureurs estiment que ces irrégularités auraient causé un préjudice financier important à l’État indonésien, évalué à environ 125,64 millions de dollars. Ils considèrent que la responsabilité de l’ancien ministre est engagée dans la mise en œuvre ou la validation de ces procédures d’achat.

Nadiem Makarim, figure connue de la tech en Indonésie avant son entrée en politique, avait fondé Gojek, une application de transport et de services devenue l’un des géants du secteur en Asie du Sud-Est. Il avait ensuite été nommé ministre de l’Éducation, un poste qu’il a occupé pendant plusieurs années.

L’affaire porte sur des décisions prises dans un contexte d’urgence sanitaire, période durant laquelle de nombreux pays ont accéléré leurs investissements numériques dans l’éducation. Les autorités judiciaires indonésiennes affirment toutefois que certaines procédures n’auraient pas respecté les règles de transparence et de gestion des fonds publics.

Le tribunal de Jakarta doit désormais examiner les réquisitions du parquet avant de rendre sa décision. Aucune date n’a été annoncée pour le verdict final dans cette affaire très suivie en Indonésie, en raison du profil de l’accusé et de l’ampleur des montants en jeu.

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