Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a fortement ralenti, conséquence directe du blocus imposé par les États-Unis contre les exportations pétrolières de l’Iran.
Selon des données de suivi maritime, au moins six pétroliers transportant du pétrole iranien ont été contraints de faire demi-tour ces derniers jours, illustrant l’impact immédiat des restrictions sur la circulation dans cette voie stratégique.
Avant le début du conflit fin février, entre 125 et 140 navires empruntaient quotidiennement ce passage clé reliant le Golfe au reste du monde. Mais au cours des dernières 24 heures, seuls sept navires l’ont traversé, dont aucun ne transportait de pétrole destiné aux marchés internationaux.
Les forces américaines ont déjà refoulé plusieurs dizaines de navires liés à l’Iran depuis l’annonce du blocus mi-avril, tandis que Téhéran a également imposé ses propres restrictions de navigation.
Ce ralentissement du trafic inquiète les acteurs du secteur maritime et énergétique, avec des milliers de marins bloqués et des assureurs devenus particulièrement prudents face à la montée des risques.
Le détroit d’Ormuz représente habituellement environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié, ce qui fait de toute perturbation un enjeu majeur pour les marchés énergétiques mondiaux.
Dans un contexte où les négociations entre Washington et Téhéran restent au point mort, cette situation pourrait accentuer les tensions et peser durablement sur les flux énergétiques internationaux.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.