Le gouvernement allemand a exprimé son scepticisme dimanche après une proposition du président russe Vladimir Poutine visant à confier à l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder un rôle de médiateur dans de possibles discussions de paix entre la Russie et l’Union européenne concernant la guerre en Ukraine.
Selon Reuters, Vladimir Poutine aurait indiqué que Gerhard Schröder serait son interlocuteur privilégié si des négociations devaient s’ouvrir avec l’Union européenne sur l’avenir de la sécurité en Europe et sur une éventuelle sortie du conflit ukrainien. L’ancien dirigeant allemand entretient depuis longtemps des relations étroites avec le Kremlin, ce qui lui vaut de vives critiques en Allemagne depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
Cette déclaration intervient après des propos du président du Conseil européen António Costa, qui avait récemment affirmé croire à la possibilité d’un dialogue entre l’Union européenne et Moscou afin d’aborder la question de l’architecture sécuritaire du continent européen.
Berlin a toutefois rapidement refroidi cette hypothèse. Un responsable allemand cité par Reuters a jugé la proposition russe « non crédible », estimant que Moscou n’avait apporté aucun changement à ses exigences concernant la guerre en Ukraine.
Selon ce responsable, un premier signe concret de bonne volonté de la part du Kremlin serait l’acceptation d’une prolongation du cessez-le-feu temporaire de trois jours annoncé récemment entre la Russie et l’Ukraine. Jusqu’à présent, aucune avancée diplomatique majeure n’a cependant été enregistrée.
Gerhard Schröder, qui a dirigé l’Allemagne de 1998 à 2005, reste une figure controversée dans son pays en raison de ses liens avec des entreprises énergétiques russes et de sa proximité assumée avec Vladimir Poutine. Depuis le début de la guerre, plusieurs responsables allemands ont pris leurs distances avec l’ancien chancelier.
Alors que les combats continuent sur le terrain et que les efforts de paix piétinent, cette nouvelle proposition russe souligne les tensions persistantes entre Moscou et les capitales européennes sur les conditions d’un éventuel règlement du conflit.
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