Emmanuel Macron se rend à Saint-Pierre-et-Miquelon du 19 au 21 septembre pour y retrouver le Premier ministre canadien Mark Carney. Les deux dirigeants entendent y afficher l’unité franco-canadienne et européenne face aux pressions exercées par Donald Trump.
C’est un archipel français de quelques milliers d’habitants, perdu dans l’Atlantique Nord au large de Terre-Neuve, mais dont la valeur symbolique dépasse largement sa superficie. Emmanuel Macron a choisi Saint-Pierre-et-Miquelon comme décor d’une démonstration politique à destination de Washington : trois jours de présence sur ce territoire français d’Amérique du Nord, en compagnie du Premier ministre canadien Mark Carney, pour signifier que la France, le Canada et leurs partenaires européens entendent défendre leur souveraineté face aux coups de force répétés de l’administration Trump.
La visite, qui s’étend du samedi 19 au lundi 21 septembre, n’a rien d’une escale touristique. Le choix du lieu est en lui-même un message : planter le drapeau tricolore sur ce confetti français coincé entre le Canada et l’Atlantique, c’est rappeler, physiquement, la présence française sur le continent américain et la légitimité de Paris à peser dans les affaires de la région.
La rencontre entre Macron et Carney s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les alliés occidentaux et l’administration américaine, qui multiplie les postures agressives à l’égard de ses partenaires traditionnels. Les deux chefs d’État et de gouvernement veulent incarner, depuis cet avant-poste atlantique, une forme de résistance collective fondée sur le respect de la souveraineté des nations.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.