Sam Altman et Dario Amodei, à la tête des deux principales entreprises américaines d’intelligence artificielle, ont pris la parole mercredi devant le Conseil de sécurité des Nations unies, lors d’une réunion organisée à l’initiative de la France. Tous deux ont appelé à la vigilance face à une technologie dont le rythme de développement inquiète.
C’est un signal rare que les deux figures dominantes de l’intelligence artificielle générative ont adressé à la communauté internationale. Réunis mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre d’une séance convoquée par la France, Sam Altman, directeur général d’OpenAI, et Dario Amodei, son homologue chez Anthropic, ont tous deux insisté sur la nécessité d’encadrer sérieusement le développement de leurs propres technologies.
Sam Altman a exhorté les États membres à faire preuve d’une « attention extrême » face à une intelligence artificielle susceptible de progresser à un rythme que les sociétés peineraient à absorber. Il a plaidé pour une coopération internationale renforcée, estimant qu’aucun pays ne pourrait gérer seul les risques associés à ces systèmes.
Dario Amodei a, de son côté, pris un engagement public : Anthropic accepterait de « ralentir autant que nécessaire » le déploiement de ses modèles si les circonstances l’exigeaient. Une déclaration notable de la part d’un acteur dont les produits figurent parmi les plus avancés du secteur.
La tenue de cette réunion au sein de l’instance onusienne la plus puissante témoigne de la montée en charge du dossier IA dans les agendas diplomatiques. La France, en prenant l’initiative de cette convocation, confirme son ambition de peser dans la gouvernance mondiale d’une technologie dont les implications géopolitiques, économiques et sécuritaires sont désormais reconnues au plus haut niveau.

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