Expulsions d'Algériens : Laurent Nuñez confirme la reprise et veut accélérer
Expulsions d'Algériens : Laurent Nuñez confirme la reprise et veut accélérer

Ça redémarre, et cette fois c’est assumé. Jeudi 7 mai, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a confirmé la reprise des expulsions d’Algériens en situation irrégulière depuis la France, après des mois de blocage sur fond de froid diplomatique entre Paris et Alger. Le chiffre est posé sur la table: plus de 140 reconduites depuis le début de l’année.

Fin mars, l’association La Cimade disait déjà observer une reprise, mais sans parole officielle du ministère, le sujet restait dans cette zone grise que l’administration affectionne parfois. Nuñez, lui, l’a dit clairement sur CNews-Europe 1, comme pour refermer la parenthèse.

Laissez-passer, rétention, vols groupés: la machine repart

Selon le ministre, le nœud du problème tenait aux laissez-passer consulaires, indispensables pour renvoyer quelqu’un dans son pays d’origine: « aucun » au tout début de l’année, puis une accélération après son déplacement en Algérie à la mi-février, avec 120 laissez-passer obtenus depuis. Le message est limpide, le tempo doit monter encore. Dans les centres de rétention administrative, « un peu plus de 700 » Algériens seraient actuellement retenus pour 2 000 places, ce qui représente 30 à 40% de l’occupation, et le ministère attend aussi des avancées sur l’organisation de « vols groupés » pour expulser plusieurs personnes dans un même avion.

En toile de fond, la relation franco-algérienne reste cabossée depuis l’été 2024, après le désaccord sur le Sahara occidental, et Nuñez mise sur le dialogue là où son prédécesseur Bruno Retailleau était décrit comme plus ferme… signe que la méthode change, sans que l’objectif, lui, ne bouge beaucoup.

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