C’était censé être un simple retour en classe après la pause déjeuner. Ce lundi 2 juin, dans la cour de l’école Millepertuits, aux Ulis (Essonne), des élèves de primaire ont été surpris — et terrorisés — par des tirs de mortiers d’artifice, déclenchés depuis un appartement voisin. Une mise en scène absurde, dangereuse, orchestrée par quatre adolescents.
Des enfants visés, la cour en état d’alerte
Vers 14 heures, alors que les élèves de CP à CE2 rejoignent leur classe, des pétarades retentissent. Puis des gerbes lumineuses explosent dans la cour. Les projectiles tombent au milieu des enfants — certains frôlés de très près. Immédiatement, le protocole de sécurité est déclenché : tout le monde est confiné dans les bâtiments. Aucun blessé, mais une poignée de très jeunes élèves ressortent choqués de l’épisode. L’enquête démarre sans traîner. Grâce aux témoignages, les policiers repèrent l’origine des tirs : une chambre d’un appartement attenant à l’école. Le jeune occupant, âgé de 17 ans, est interpellé, tout comme un de ses amis. Tous deux reconnaissent les faits. Deux autres adolescents, rapidement identifiés, les rejoignent en garde à vue. Leur virée pyrotechnique se termine dans un commissariat.
Une pratique en pleine banalisation
Le maire PS des Ulis, Clovis Cassan, n’a pas mâché ses mots. Il dénonce « l’inconséquence » de ces adolescents qui auraient pu blesser des enfants, ou se blesser eux-mêmes. Il constate également la « généralisation » inquiétante des tirs de mortiers dans l’espace public : quelques semaines auparavant, c’est le commissariat local qui avait été pris pour cible. En attendant la suite judiciaire, l’élu prévoit de recevoir les familles pour un échange direct. Une tentative d’instaurer, face à ces dérives explosives, un minimum de responsabilité.
