Le maire d’Allauch Lionel De Cala multiplie les appels à une réforme de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains, adoptée en 2000 sous l’impulsion du ministre communiste Jean-Claude Gayssot. Ce texte impose aux communes un quota minimal de logements sociaux. Le responsable local a profité de l’approche des élections sénatoriales, qui auront lieu dans deux semaines, pour relancer le débat sur cette législation qu’il juge inadaptée aux réalités de terrain.
Des contraintes géographiques insurmontables
La commune des Bouches-du-Rhône se heurte à des contraintes naturelles majeures : 80% de son territoire est occupé par des collines et des massifs protégés. Cette configuration limite drastiquement les possibilités de construction. Allauch fait partie des 49 villes sanctionnées financièrement dans le département pour ne pas avoir atteint les objectifs fixés par l’État. L’amende s’élève à près de 1,4 million d’euros, une somme que la municipalité conteste vivement.
Lionel De Cala argue que la loi actuelle ne tient pas compte des spécificités géographiques locales. Les massifs protégés rendent impossible toute extension urbaine significative. Le maire mise sur le calendrier politique pour faire entendre sa position auprès des futurs sénateurs, espérant obtenir une modification législative qui intégrerait mieux les contraintes topographiques des territoires.

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