Six personnes ont été retrouvées mortes dans les décombres d’un immeuble de trois étages situé rue Lysikratous, dans le quartier touristique de Plaka, à quelques centaines de mètres de l’Acropole. Les victimes sont quatre ressortissants américains, un Britannique et une Grecque. Une forte explosion a précédé l’effondrement du bâtiment et provoqué d’importants dégâts dans les rues voisines, avec des vitres soufflées, des véhicules endommagés et plusieurs immeubles temporairement déclarés inhabitables.
Les investigations se concentrent désormais sur l’origine de l’explosion. La piste d’une fuite de gaz naturel est considérée comme la plus probable à ce stade, mais elle n’est pas encore officiellement établie. Les premières constatations situent la zone de déflagration la plus importante au deuxième étage, où vivait le couple britannico-grec. Cet appartement était le seul du bâtiment à disposer encore d’une alimentation autonome en gaz, utilisée pour le chauffage et la cuisine. Dix experts spécialisés dans les incendies et explosions participent aux investigations.
Des odeurs de gaz évoquées, mais aucune alerte officielle avant l’explosion
La question d’éventuels signaux d’alerte avant la catastrophe est désormais centrale. Des témoignages ont fait état d’une odeur de gaz précédant l’explosion. Le porte-parole des pompiers grecs a toutefois indiqué qu’aucun signalement concernant une telle odeur n’avait été reçu par ses services avant le drame. Les enquêteurs devront donc déterminer qui avait constaté cette odeur, à quel moment, si elle avait été signalée à un autre organisme et si une intervention aurait matériellement pu être déclenchée à temps.
Il est donc trop tôt pour affirmer que les six décès auraient pu être évités. Les experts doivent encore analyser les conduites de gaz, les installations du bâtiment, les débris, les vidéos disponibles et les témoignages afin d’établir le scénario exact. La vétusté de l’immeuble pourrait également avoir joué un rôle dans son effondrement après la déflagration, selon des spécialistes grecs interrogés après le sinistre. L’enquête devra ainsi distinguer deux questions : ce qui a provoqué l’explosion et ce qui a permis à celle-ci d’entraîner l’effondrement presque total du bâtiment.

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