TotalEnergies: un trimestre à 5,8 milliards, dopé par la poussée du pétrole
TotalEnergies: un trimestre à 5,8 milliards, dopé par la poussée du pétrole

C’est le genre de chiffre qui claque comme une porte de coffre-fort. TotalEnergies annonce un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre, soit près de 50% de hausse sur un an. Le contexte a fait le reste: la guerre au Moyen-Orient, la fermeture du détroit d’Ormuz et un baril de Brent plus haut qu’il y a un an ont offert au géant français un terrain de jeu très rentable, surtout sur l’amont pétrolier, là où les cours se transforment vite en profits.

Dans son récit, le groupe met en avant « sa capacité à capturer la hausse des prix ». La production de gaz et de pétrole a progressé et a permis d’absorber le choc dans le Golfe, une zone qui représente l’équivalent de 15% de l’activité pétrogazière mondiale de TotalEnergies. Autrement dit, même amputé sur une partie du terrain, le groupe a continué à avancer, aidé aussi par une mécanique bien connue du secteur: quand les prix s’envolent, l’upstream fait la pluie et le beau temps dans les comptes.

L’argent du brut, la question du partage

Reste l’autre face du bilan, celle qui revient à chaque publication spectaculaire: que fait-on de ce pactole ? Les majors aiment rappeler leur discipline d’investissement, leur génération de cash-flow, leurs rachats d’actions et leur dividende, des mots qui sonnent bien du côté des marchés. En France, ces mêmes mots allument souvent une mèche politique, entre l’éternel débat sur une contribution exceptionnelle sur les « superprofits » et la colère diffuse liée aux prix à la pompe, même quand les cours redescendent plus vite que les étiquettes.

Patrick Pouyanné et ses équipes savent que ces résultats ne se lisent jamais hors-sol. TotalEnergies est aussi attendu au tournant sur le gaz, le GNL et l’électricité, présentés comme des piliers de la transition, tout en restant dépendant du pétrole et du gaz pour l’essentiel de ses performances. Ce trimestre riche ressemble à une photo nette d’un pays qui veut de l’énergie abordable, des entreprises compétitives et une trajectoire climatique crédible, trois exigences qui ne marchent pas toujours au même pas.

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