Bon signe sur le papier, souffle prudent sur le terrain: le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail sans aucune activité (catégorie A) a reculé de 1,2% au premier trimestre 2026, d’après les chiffres publiés mardi 28 avril par le ministère du Travail via la Dares. Cela représente 3 295 100 personnes, soit 38 700 inscrits de moins en trois mois. Sur un an, la baisse atteint 2,8%, un rythme qui, sans fanfare, raconte tout de même un marché du travail un peu moins grippé qu’hier.
Derrière la baisse, la mécanique des catégories
Reste que ces statistiques, très commentées, ont leur propre logique administrative. France hors Mayotte, la Dares indique qu’en moyenne au premier trimestre 2026, 6 460 400 personnes sont inscrites à France Travail hors situations dites « en attente d’orientation » ou « en parcours social », en additionnant les catégories A, B, C, D et E. Autrement dit, la catégorie A bouge, parfois parce que l’emploi repart, parfois parce que les demandeurs d’emploi basculent vers une activité réduite, comptée ailleurs. Le compteur baisse, mais la réalité, elle, se déplace.
Au fond, le ministère le rappelle: ces séries ne sont pas le taux de chômage au sens du Bureau international du travail, celui que mesure l’Insee, et la confusion revient comme une mauvaise habitude. Pour le lecteur, l’enjeu est simple: observer la tendance sans prendre l’indicateur pour le paysage entier. La baisse de la catégorie A est un signal, pas un verdict, et les prochains mois diront si ce frémissement devient une trajectoire.
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