Iran Air assure que ses liaisons régionales restent autorisées malgré le durcissement annoncé des sanctions américaines contre le secteur aérien iranien. Dans un communiqué relayé ce mardi, la compagnie nationale affirme n’avoir reçu aucune instruction officielle des autorités de Turquie, d’Azerbaïdjan ou d’Irak lui imposant de suspendre ses vols vers Istanbul, Bakou et Najaf. La compagnie ne précise toutefois pas la situation de l’ensemble de ses autres destinations.
La déclaration intervient à la veille d’une nouvelle étape de la campagne de pression économique menée par Washington. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que les compagnies iraniennes seraient confrontées à partir du 23 septembre à de très lourdes restrictions, les prestataires étrangers risquant eux-mêmes des sanctions s’ils continuent à leur fournir du carburant, des services aéroportuaires ou de la billetterie. Le Trésor américain avait déjà annoncé le 8 septembre des sanctions visant 27 compagnies aériennes iraniennes et leurs soutiens.
Une menace américaine dont les effets restent encore difficiles à mesurer
L’objectif affiché par Washington est de rendre extrêmement coûteux pour les entreprises étrangères le maintien de relations commerciales avec les transporteurs iraniens. Scott Bessent a notamment averti que les sociétés continuant à les assister pourraient perdre leur accès au système financier en dollars. Mais l’application concrète de cette stratégie dépend en partie des décisions prises par les pays et les opérateurs concernés, ce qui explique le décalage entre les déclarations américaines et la position affichée par Iran Air.
Les premiers effets sont néanmoins déjà visibles dans la région. Selon les informations communiquées par l’AFP, la Géorgie a interdit les vols iraniens sur son territoire, tandis que Mahan Air a suspendu ses liaisons avec la Turquie. Le secteur aérien iranien, déjà fragilisé depuis des années par les sanctions internationales et les difficultés d’accès aux appareils, pièces détachées et services techniques, fait désormais face à une pression supplémentaire. La déclaration d’Iran Air montre surtout qu’à quelques heures de l’entrée en vigueur annoncée des nouvelles mesures américaines, la portée réelle de leur application reste encore partiellement incertaine.

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