La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, demande à l’État de prendre temporairement le contrôle de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Cette intervention publique doit, selon elle, éviter une liquidation judiciaire et accorder trois à quatre mois supplémentaires à l’entreprise pour trouver un partenaire industriel.
Le montage proposé prévoit un apport de 15 millions d’euros de l’État, dont 5 millions au capital et 10 millions pour renforcer la trésorerie. La région Occitanie engagerait parallèlement 13 millions d’euros, répartis entre 8 millions de participation au capital et 5 millions de trésorerie. Les acteurs publics deviendraient ainsi temporairement majoritaires.
Une décision attendue avant le 8 septembre
Carole Delga estime que les délais imposés par la procédure commerciale ne permettent pas de finaliser les discussions avec de potentiels partenaires. Un industriel portugais a notamment visité le site mardi. La présidente de région affirme qu’une période supplémentaire de quelques mois pourrait permettre de consolider cette piste ou d’attirer un autre investisseur, y compris étranger.
L’usine de Saint-Gaudens, spécialisée dans la production de pâte à papier, est à l’arrêt depuis avril et emploie 270 salariés. Sa disparition aurait également des conséquences pour les fournisseurs, les sous-traitants et l’ensemble de la filière forestière locale, dont l’activité dépend en partie des débouchés proposés par le site.
La menace est immédiate : Fibre Excellence pourrait être placée en liquidation judiciaire dès le 8 septembre. Le tribunal de commerce a demandé une amélioration de l’offre de reprise en cours avant jeudi. L’autre usine du groupe, située à Tarascon, a déjà été mise en liquidation judiciaire le 29 juillet.
La décision d’engager l’État au capital relève désormais de l’exécutif national et, selon Carole Delga, du président de la République. Cette nationalisation serait conçue comme une mesure transitoire et non comme une gestion publique durable : son objectif serait de maintenir l’outil industriel, de préserver les emplois et de préparer l’arrivée d’un repreneur capable d’assurer l’avenir du site.

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