Les obsèques d’Arnaud Denis auront lieu jeudi 1er octobre à Paris, neuf jours après la mort du comédien et metteur en scène à l’âge de 43 ans. Deux cérémonies sont prévues dans la capitale : une cérémonie religieuse à l’église Saint-Roch, puis un hommage au crématorium du Père-Lachaise.
Arnaud Denis est mort le 22 septembre en Belgique après avoir eu recours à l’euthanasie. Le comédien souffrait depuis plusieurs années de graves problèmes de santé qu’il attribuait aux conséquences de la pose d’un implant anti-hernie en 2023.
Une première cérémonie à l’église Saint-Roch
La cérémonie religieuse débutera à 10h30 à l’église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris. Elle doit s’achever vers 11h30. Cette église est notamment connue comme la paroisse parisienne de l’aumônerie des artistes.
Un second hommage sera ensuite organisé de 13h30 à 14h30 à la Coupole du crématorium du Père-Lachaise, dans le 20e arrondissement. Cette cérémonie sera consacrée à l’homme de théâtre et à ses combats. La famille a demandé aux personnes présentes de ne pas apporter de fleurs, précisant que des dons pourront être effectués ultérieurement au profit de l’association.
Trois années de souffrances après une opération
Arnaud Denis avait été opéré d’une hernie inguinale droite le 17 juillet 2023. Une prothèse en polypropylène avait alors été implantée. Dans les jours suivant l’intervention, il avait commencé à souffrir de nombreux troubles : douleurs intenses, nausées, tremblements ainsi que des problèmes digestifs, musculaires et neurologiques. En trois mois, il avait perdu 17 kilos.
L’implant avait finalement été retiré aux États-Unis, mais son état de santé avait continué à se dégrader. Devenu lourdement handicapé, Arnaud Denis avait progressivement perdu son autonomie et ne pouvait plus exercer normalement son métier. Il expliquait quelques mois avant sa mort : « La médecine ne me propose plus rien. »
Le comédien avait alors engagé une procédure d’euthanasie en Belgique. Il avait expliqué sa décision en déclarant : « Je veux pouvoir partir le plus dignement possible. »
« J’en ai fini avec la maltraitance médicale »
Le jour de sa mort, Arnaud Denis avait publié un long message d’adieu. « J’en ai fini avec la maltraitance médicale », écrivait-il, après avoir dénoncé les années de souffrance et d’errance médicale qu’il disait avoir traversées. Il avait en revanche salué l’accompagnement dont il avait bénéficié en Belgique.
Son avocat, Me Philippe Courtois, avait précisé que la décision d’Arnaud Denis avait été prise après consultation de trois médecins à Namur. Selon lui, « son corps ne le portait plus. Il en avait perdu la maîtrise ».
Quelques jours avant sa mort, Arnaud Denis avait encore détaillé son combat et les raisons de sa demande d’euthanasie. Il estimait avoir épuisé les solutions médicales disponibles et disait ne plus espérer d’amélioration suffisante de son état.
Un combat judiciaire qui continue après sa mort
Arnaud Denis avait également porté son dossier devant la justice. Le 5 janvier 2026, il avait déposé une plainte contre X pour blessures involontaires. Celle-ci avait été classée sans suite à la fin du mois d’août, le parquet estimant notamment qu’un lien de causalité certain entre l’implant et ses symptômes ne pouvait pas être établi sur des bases scientifiques suffisantes pour caractériser une infraction pénale.
Son avocat avait contesté ce classement et déposé le 18 septembre une nouvelle plainte avec constitution de partie civile afin d’obtenir l’ouverture d’une instruction judiciaire. Arnaud Denis avait demandé à Me Philippe Courtois de poursuivre son action après sa mort et de soutenir sa famille.
Parallèlement, le comédien avait créé le collectif « Victimes françaises des prothèses de hernies », après avoir reçu de nombreux témoignages de personnes faisant état de problèmes qu’elles attribuaient elles aussi à ce type d’implant.
Une carrière consacrée au théâtre
Né le 31 mai 1983 à Paris, Arnaud Denis s’était formé auprès de Jean-Laurent Cochet avant d’intégrer le Conservatoire national supérieur d’art dramatique. En 2003, il avait créé la compagnie Les Compagnons de la chimère, qu’il a dirigée pendant quinze ans.
Comédien, dramaturge et metteur en scène, il avait notamment travaillé sur Mademoiselle Molière, Marie des Poules et Les Liaisons dangereuses. Cette dernière pièce avait été reprise à la Comédie des Champs-Élysées. Delphine Depardieu avait obtenu le Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour son interprétation de la marquise de Merteuil.
Arnaud Denis devait initialement interpréter Valmont, mais la dégradation de son état de santé l’avait contraint à abandonner le rôle. Malgré la maladie, il espérait encore pouvoir retrouver son métier et confiait : « Dès que je pourrai retrouver la scène, j’irai. Jouer, c’est un peu ma raison de vivre. » Le
Ses proches et le monde du théâtre lui rendront un dernier hommage jeudi 1er octobre, à 10h30 à l’église Saint-Roch puis à 13h30 au crématorium du Père-Lachaise.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.