Une mission scientifique argentine a capturé environ 150 rongeurs dans la région d’Ushuaïa afin de déterminer si certains animaux sont porteurs de la souche « Andes » de l’hantavirus, au cœur de l’épidémie apparue à bord du navire de croisière MV Hondius. Les analyses doivent désormais être menées dans les prochaines semaines afin de vérifier la présence éventuelle du virus dans la province de Terre de Feu.
Des biologistes venus de Buenos Aires ont déployé jusqu’à 150 pièges dans plusieurs secteurs autour d’Ushuaïa et dans le parc national de la Terre de Feu. L’objectif est de rechercher un éventuel rongeur vecteur de la souche « Andes », l’unique variante connue de l’hantavirus capable de se transmettre entre humains.
Le « rat à longue queue » au centre des recherches
Les scientifiques s’intéressent particulièrement au rat à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus), principal vecteur connu du virus des Andes en Amérique du Sud. Les autorités locales affirment toutefois que ce rongeur et l’hantavirus sont officiellement absents de Terre de Feu depuis plusieurs décennies de surveillance sanitaire obligatoire.
L’enquête est devenue prioritaire après l’apparition d’un foyer d’infection à bord du MV Hondius, qui a provoqué plusieurs décès parmi les passagers. Le « patient zéro », un ressortissant néerlandais passionné d’ornithologie, avait séjourné environ 48 heures à Ushuaïa avant d’embarquer. Selon plusieurs éléments d’enquête, il aurait fréquenté une décharge à ciel ouvert infestée de rongeurs dans la région, lieu désormais considéré comme une possible source de contamination.
Des résultats attendus dans plusieurs semaines
Les autorités sanitaires argentines indiquent que les analyses des échantillons devraient prendre environ quatre semaines. Les scientifiques veulent déterminer si des rongeurs infectés circulent réellement dans la région australe, ce qui remettrait en cause les affirmations des autorités locales selon lesquelles la province serait exempte de la maladie.
Cela continue d’alimenter les inquiétudes internationales autour du virus des Andes, particulièrement surveillé car il peut provoquer des formes pulmonaires graves avec transmission interhumaine. En France, les autorités sanitaires assurent toutefois que le risque pour la population générale reste faible et que la souche concernée ne circule pas sur le territoire européen.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.