Expresso au réveil, café après le déjeuner, nouvelle tasse pour tenir l’après-midi… Pour des millions de personnes, le café rythme la journée. Mais à partir de quelle quantité devient-il excessif ? Et ses effets sur le cœur, le sommeil ou l’anxiété doivent-ils réellement nous inquiéter ?
Pour certains, impossible de commencer la journée sans lui. Le café est tellement intégré à nos habitudes que l’on oublie parfois qu’il contient l’un des stimulants les plus consommés au monde : la caféine. Celle-ci agit sur le système nerveux et réduit temporairement la sensation de fatigue.
Après une tasse, la vigilance peut augmenter, la concentration s’améliorer et la somnolence diminuer. C’est précisément pour ces effets que nous recherchons notre café du matin. Mais plus la quantité augmente, plus certains effets indésirables peuvent apparaître.
400 mg de caféine : un chiffre à connaître
Pour un adulte en bonne santé, l’Autorité européenne de sécurité des aliments considère qu’une consommation allant jusqu’à 400 mg de caféine répartis au cours de la journée ne pose généralement pas de problème de sécurité. Mais attention : cela ne signifie pas forcément « quatre cafés ».
La quantité de caféine varie énormément selon la boisson, la taille de la tasse et la préparation. Un petit expresso n’apporte pas la même dose qu’un immense café filtre acheté à emporter. Et il faut compter les autres sources : thé, boissons énergisantes, sodas au cola ou certains compléments alimentaires.
Surtout, 400 mg constituent un repère de sécurité pour la population adulte en bonne santé, pas une quantité recommandée à atteindre chaque jour.
Palpitations, nervosité, anxiété…
Nous ne sommes pas tous égaux devant la caféine. Une personne peut boire plusieurs cafés sans ressentir d’effet désagréable tandis qu’une autre éprouvera rapidement des tremblements, des palpitations, de l’agitation ou de l’anxiété.
La génétique, les habitudes de consommation et certains facteurs individuels influencent la manière dont notre organisme élimine la caféine. La grossesse nécessite également des précautions particulières, avec des recommandations plus basses que pour la population générale.
L’organisme développe par ailleurs une certaine tolérance. Un consommateur quotidien peut avoir besoin de davantage de caféine pour retrouver la sensation de stimulation qu’il ressentait auparavant.
Le véritable problème est parfois l’heure du dernier café
On pense beaucoup à la quantité consommée et moins au moment où elle l’est. Pourtant, la caféine possède une demi-vie de plusieurs heures. Une partie du café pris en fin d’après-midi peut donc encore être présente dans l’organisme au moment de se coucher.
Chez certaines personnes, même un café plusieurs heures avant le coucher peut retarder l’endormissement ou dégrader la qualité du sommeil. Et le piège est évident : moins on dort, plus on est fatigué le lendemain et plus on risque de chercher à compenser avec… du café.
Faut-il arrêter d’en boire ?
Pour la majorité des adultes en bonne santé, il n’y a aucune raison de bannir systématiquement le café. Sa consommation a même été associée, dans de nombreuses études observationnelles, à certains effets favorables sur la santé. Mais association ne signifie pas automatiquement causalité et cela ne transforme pas le café en médicament.
La meilleure indication reste aussi la manière dont chacun le tolère. Palpitations, nervosité, troubles digestifs ou difficultés à dormir sont autant de raisons de réduire sa consommation ou d’en parler à un professionnel de santé si les symptômes persistent.
Le café peut donc parfaitement conserver sa place sur la table du petit-déjeuner. Mais la quatrième tasse de l’après-midi n’est peut-être pas toujours aussi indispensable qu’elle en a l’air.

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