Le chef du parti populiste britannique Reform UK, Nigel Farage, a qualifié mardi de « terrifiante » une vidéo publiée sur TikTok par un migrant afghan aujourd’hui poursuivi pour menaces de mort. L’affaire, jugée à la Crown Court de Southwark à Londres, suscite une vive polémique dans un contexte de tensions croissantes autour de la question migratoire au Royaume-Uni.
Fayaz Khan, un ressortissant afghan âgé de 26 ans, est accusé d’avoir menacé de tuer Nigel Farage dans une vidéo diffusée en octobre 2024. On y verrait le jeune homme effectuer des gestes imitant l’usage d’une arme, tout en évoquant le dirigeant du parti d’extrême droite. Farage, entendu à la barre, a décrit la séquence comme « glaçante » et « profondément inquiétante ».
Selon le procureur Peter Ratliff, l’accusé aurait tenté de rejoindre la Grande-Bretagne l’an dernier et aurait documenté son périple sur les réseaux sociaux, où il comptait un large public. L’affaire illustre, selon les observateurs, la difficulté croissante des autorités à contrôler la diffusion de contenus violents et menaçants sur les plateformes numériques.
Nigel Farage, dont le parti Reform UK caracole en tête des sondages d’intention de vote, a profité de cette comparution pour dénoncer une « montée alarmante des comportements extrémistes liés à l’immigration clandestine ». Ses propos ont aussitôt relancé le débat sur le ton sécuritaire et anti-immigration de sa formation politique.
Le procès de Fayaz Khan se poursuit, alors que les services de sécurité britanniques multiplient les mises en garde contre les menaces en ligne visant des responsables politiques. Les autorités affirment vouloir renforcer la surveillance numérique et la coopération avec les plateformes sociales pour prévenir ce type d’incidents.