Le débat sur la GPA ravive les fractures dans le camp présidentiel
Le débat sur la GPA ravive les fractures dans le camp présidentiel

À peine relancé dans le débat public, le sujet de la gestation pour autrui provoque déjà des tensions au sein de la majorité. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a publiquement marqué sa rupture avec la position défendue par Gabriel Attal après que celui-ci a plaidé pour rouvrir la discussion sur une éventuelle légalisation de la GPA, aujourd’hui interdite en France.  

Interrogée ce dimanche, Maud Bregeon s’est dite « extrêmement défavorable » à cette perspective et a affirmé être en « total désaccord » avec l’ancien Premier ministre, désormais engagé dans la course à l’Élysée. Gabriel Attal avait estimé dans un entretien que ce débat « existait » déjà dans la société et ne devait pas être évité, évoquant la tradition de liberté de vote sur les grandes questions bioéthiques.  

Une divergence assumée au sein de la macronie

Pour la porte-parole du gouvernement, même une GPA présentée comme « éthique » soulève un problème de principe. Elle juge cette pratique incompatible avec une conception du féminisme fondée sur la protection du corps des femmes, estimant que la maternité relève d’un choix intime ne pouvant être mis au service d’un tiers, qu’il y ait rémunération ou non.  

Cette opposition intervient alors que Gabriel Attal a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, faisant émerger de premières lignes de fracture idéologiques dans le bloc central. Sans afficher de soutien clair, Maud Bregeon a parallèlement plaidé pour une candidature commune de la droite et du centre autour d’un projet partagé, signe des recompositions déjà à l’œuvre dans la majorité présidentielle.  

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