La dette publique française a poursuivi sa progression au cours de l’été, atteignant 3 482 milliards d’euros à la fin septembre. Selon les données publiées par l’Insee, ce niveau correspond désormais à 117,4 % de la richesse nationale, contre un peu moins de 116 % trois mois plus tôt. La France se situe ainsi parmi les pays les plus endettés de l’Union européenne, derrière l’Italie et la Grèce.
Cette hausse, de près de 66 milliards d’euros entre juillet et septembre, est principalement imputable à l’État, dont l’endettement représente l’essentiel du total. Les administrations de sécurité sociale ont également contribué à la dérive, tandis que l’endettement des collectivités locales est resté globalement stable sur la période.
Un contexte politique et budgétaire sous tension
Ces chiffres interviennent alors que le Parlement tente de trouver un accord sur le budget pour l’année 2026. En cas d’échec, l’exécutif envisage le recours à une loi spéciale permettant de prolonger temporairement les règles budgétaires actuelles. Une solution jugée techniquement nécessaire par le gouvernement, mais critiquée par plusieurs économistes et institutions, qui alertent sur ses effets négatifs pour les finances publiques.
La Banque de France a ainsi mis en garde contre un risque d’aggravation du déficit si ce scénario devait s’installer dans la durée. Après une décrue observée à la sortie de la crise sanitaire, le ratio dette sur PIB repart à la hausse depuis deux ans, ravivant les inquiétudes des marchés et des agences de notation sur la capacité de la France à reprendre le contrôle de sa trajectoire budgétaire.