La dette publique française a poursuivi sa progression au deuxième trimestre 2026. Elle atteint désormais 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du produit intérieur brut, selon les nouvelles données publiées par l’Insee. Cette nouvelle hausse confirme la dégradation persistante des finances publiques françaises, alors que la dette représentait encore 115,6 % du PIB à la fin de l’année 2025.
L’évolution est d’autant plus sensible que l’économie française a stagné au deuxième trimestre. L’Insee avait constaté un PIB stable sur la période, après un recul de 0,2 % au premier trimestre, tandis que le pouvoir d’achat par unité de consommation avait diminué de 0,6 %. Dans ce contexte de croissance très faible, le poids de la dette progresse mécaniquement plus rapidement par rapport à la richesse produite.
Près de 135 milliards d’euros supplémentaires depuis fin 2025
À la fin du quatrième trimestre 2025, la dette publique française s’établissait à 3 460,5 milliards d’euros. Avec 3 595,5 milliards au deuxième trimestre 2026, l’encours a donc augmenté d’environ 135 milliards d’euros en six mois. Cette progression intervient alors que le gouvernement cherche parallèlement à contenir les dépenses et à préparer un budget 2027 marqué par la nécessité de redresser les comptes publics.
Le franchissement des 119 % du PIB constitue ainsi un nouveau seuil symbolique pour les finances françaises. Il ne signifie toutefois pas que l’ensemble de la hausse de la dette correspond directement au déficit public : l’Insee rappelle que les variations trimestrielles de dette dépendent également des mouvements de trésorerie et d’autres opérations financières. La trajectoire générale reste néanmoins préoccupante pour l’exécutif, qui doit composer avec une croissance atone et un endettement désormais proche de 3 600 milliards d’euros.

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