Frédéric Péchier ne sortira pas de prison. La chambre de l’instruction de Lyon a rejeté, mardi 23 juin, la deuxième demande de remise en liberté de l’ex-anesthésiste de Besançon, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. Il a fait appel de cette condamnation, qui n’est donc pas définitive.
Les risques retenus par la cour
La demande a été refusée en raison de plusieurs motifs : risque de pressions sur les témoins, risque de renouvellement des faits et risques graves, exceptionnels et persistants de trouble à l’ordre public. Ces éléments ont conduit les magistrats à maintenir Frédéric Péchier en détention en attendant son nouveau procès.
Une condamnation à perpétuité avec 22 ans de sûreté
Le 18 décembre 2025, la cour d’assises du Doubs l’a reconnu coupable de 30 empoisonnements commis entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon. Douze patients sont morts. La peine prononcée était la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans.
Des poches de perfusion polluées
Selon la décision rendue en première instance, les empoisonnements ont été réalisés par pollution de poches de perfusion. Les patients concernés étaient âgés de 4 à 89 ans. La cour a retenu que ces actes visaient notamment des patients pris en charge par des confrères avec lesquels Frédéric Péchier était en conflit.
Péchier continue de nier
Frédéric Péchier clame toujours son innocence. Lors de sa demande de remise en liberté, il voulait pouvoir préparer sa défense hors de prison, en vue du procès en appel. Une première demande avait déjà été rejetée en février 2026, puis la Cour de cassation avait confirmé ce refus en mai.
Un nouveau procès prévu à Lyon
Le procès en appel doit se tenir devant la cour d’assises du Rhône, à Lyon, à partir de septembre 2027. D’ici là, Frédéric Péchier restera détenu. Son dossier repartira devant une nouvelle cour, avec un enjeu central : confirmer ou infirmer la condamnation à perpétuité prononcée à Besançon.