Chocolat empoisonné : l’UFC-Que Choisir dénonce la présence massive de cadmium
Chocolat empoisonné : l’UFC-Que Choisir dénonce la présence massive de cadmium

Derrière les tablettes et les poudres sucrées, une alerte sanitaire. L’association de défense des consommateurs révèle que le chocolat, qu’il soit en biscuits, en céréales ou en cacao en poudre, contient des doses significatives de cadmium, métal lourd cancérogène qui s’accumule dans l’organisme. Les enfants sont les plus exposés, parfois dès un simple goûter.

Un danger invisible dans l’alimentation quotidienne

Selon l’UFC-Que Choisir, un enfant de dix ans qui avale dans la même journée deux biscuits fourrés Bjorg, un bol de Chocapic et une tasse de chocolat chaud Poulain atteint déjà près de la moitié de la dose maximale tolérable fixée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (0,35 microgramme par kilo de poids corporel et par jour). À long terme, cette exposition peut accroître les risques de cancers ou de maladies cardiovasculaires. Même si les produits testés respectent les seuils légaux, la consommation cumulée dans une même journée suffit à franchir la limite de sécurité. Les analyses menées pour l’association montrent qu’une simple portion de biscuits au chocolat noir Bjorg représente à elle seule 20 % de la valeur toxicologique de référence pour un enfant, contre 8 % pour un adulte. Un bol de Chocapic monte à 11 % chez les enfants, et une tasse de chocolat Poulain grand arôme intense 70 % grimpe à 17 %. Des proportions que les fabricants reconnaissent, en précisant que le cadmium provient naturellement des matières premières.

Un problème structurel qui touche aussi le bio

L’enquête pointe une concentration encore plus marquée dans le chocolat bio, particulièrement lorsque les fèves proviennent d’Amérique latine, zone géologique où le cadmium est fortement présent dans les sols. L’association recommande donc de privilégier des tablettes issues d’autres régions. La contamination ne se limite pas au cacao : début juin déjà, des médecins avaient dénoncé l’imprégnation massive des Français via les engrais phosphatés, responsables de traces dans les céréales, le pain ou les pommes de terre. Face à cette accumulation alimentaire, l’Anses doit publier d’ici la fin de l’année un rapport complet sur l’exposition au cadmium et sur les leviers possibles pour réduire l’imprégnation de la population. En attendant, l’UFC-Que Choisir appelle à la vigilance et à une consommation modérée de chocolat, surtout chez les plus jeunes, pour qui le goûter sucré pourrait bien se transformer en poison silencieux.

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