Trois personnes ont perdu la vie lundi dans le sud du Liban après une frappe visant un véhicule à proximité de Saïda. Selon les autorités libanaises, l’attaque a été menée par un drone israélien. L’armée israélienne a de son côté indiqué avoir ciblé des membres du Hezbollah, organisation armée soutenue par l’Iran.
Cette nouvelle opération intervient alors qu’un cessez-le-feu est officiellement en vigueur depuis fin novembre 2024, après plus d’un an de confrontations liées au conflit régional déclenché par la guerre à Gaza. Malgré cet accord, les frappes ponctuelles se poursuivent, Israël affirmant vouloir empêcher toute reconstitution des capacités militaires du Hezbollah.
Une frontière toujours instable
La situation reste particulièrement volatile dans le sud du pays, où Israël maintient une présence militaire dans plusieurs zones qu’il juge stratégiques. Beyrouth, sous pression internationale, s’est engagé à renforcer le contrôle de cette région et à démanteler les infrastructures armées non étatiques au sud du fleuve Litani, sans parvenir jusqu’ici à un consensus avec le Hezbollah.
Ces nouvelles violences alimentent les inquiétudes diplomatiques sur la solidité de la trêve, alors que des discussions multilatérales impliquant notamment les États-Unis, la France et l’ONU tentent d’éviter une escalade durable le long de la frontière libano-israélienne.