L’Association européenne des pilotes de ligne (ECA) prévoit de demander aux autorités européennes de combler ce qu’elle considère comme une faille dans le droit du travail, après la faillite soudaine de la compagnie lettone SmartLynx qui a laissé de nombreux pilotes et membres d’équipage sans salaire ni protection suffisante.
Selon l’organisation, le recours croissant à des pilotes indépendants ou sous contrats atypiques dans certaines compagnies aériennes crée une situation de précarité qui expose les travailleurs à des risques financiers importants en cas de difficultés ou de faillite d’un employeur.
L’ECA souhaite que l’Union européenne renforce la réglementation afin de mieux encadrer ces pratiques et d’assurer aux pilotes des droits comparables à ceux des salariés traditionnels, notamment en matière de rémunération, de protection sociale et d’indemnisation.
L’affaire SmartLynx a mis en lumière les conséquences de ces modèles d’emploi. Plusieurs membres du personnel navigant se sont retrouvés sans revenus après la cessation brutale des activités de la compagnie, relançant le débat sur les conditions de travail dans le secteur aérien européen.
Une étude citée par le syndicat souligne également que les pilotes travaillant pour des compagnies charter ou sous des statuts indépendants sont davantage confrontés à l’insécurité professionnelle, à des difficultés liées à la santé mentale et à un accès plus limité aux prestations sociales.
Les représentants des pilotes espèrent désormais convaincre les régulateurs européens d’adopter de nouvelles règles afin d’harmoniser les protections sociales dans l’ensemble du secteur aérien et d’éviter que des situations similaires ne se reproduisent.
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