Le tribunal de l’ONU refuse la libération anticipée de Ratko Mladic
Le tribunal de l’ONU refuse la libération anticipée de Ratko Mladic

Un tribunal pénal international a rejeté la demande de libération anticipée de Ratko Mladic, condamné à la prison à vie pour génocide et crimes contre l’humanité durant la guerre de Bosnie.

Âgé de 84 ans, Mladic avait demandé une libération pour raisons humanitaires en invoquant la détérioration de son état de santé. Détenu dans l’unité de détention des Nations unies à La Haye, il souffre notamment de troubles cognitifs et a été hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années.

Dans sa décision rendue jeudi, le tribunal a reconnu que l’ancien général se trouvait dans « les dernières étapes de sa vie » et a qualifié sa situation médicale de « désespérée ». Les juges ont toutefois estimé que les soins disponibles aux Pays-Bas étaient suffisants et qu’aucun traitement supplémentaire ne pouvait lui être offert ailleurs.

« Mladic continue de bénéficier de soins complets et empreints de compassion », a indiqué le tribunal, ajoutant que sa détention n’aggravait pas son état de santé.

Ratko Mladic a dirigé les forces serbes de Bosnie pendant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995, lors de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. Il a été reconnu coupable de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, notamment pour le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica en 1995, où plus de 8 000 hommes et garçons musulmans bosniaques ont été tués.

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