Lundi, l’autorité de régulation de l’internet en Australie a infligé une amende de plus de 600 000 dollars américains à l’application Telegram pour avoir dépassé le délai imparti afin de révéler comment elle traite les contenus liés au terrorisme et aux abus sexuels sur les enfants.
Julie Inman Grant, commissaire australienne à la sécurité en ligne, a précisé que Telegram n’avait pas respecté la date limite du 6 mai 2024 pour fournir des informations sur les mesures de sécurité mises en place pour lutter contre les contenus illégaux, accusant l’application d’un retard de plus de cinq mois dans sa réponse.
En mars 2023, l’autorité avait demandé à Telegram et à d’autres plateformes de clarifier leurs politiques concernant la détection des contenus liés au terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’exploitation sexuelle des enfants. Toutefois, Telegram n’a répondu que le 13 octobre, entravant ainsi le travail de l’autorité pendant près de six mois.
L’entreprise dispose de 28 jours pour payer l’amende, qui s’élève à 958 000 dollars australiens (613 000 dollars américains), ou pour demander un report ou une annulation de la sanction. En cas de non-paiement, l’affaire pourrait être portée devant la justice fédérale australienne.
Cette sanction intervient après l’arrestation du fondateur et PDG de Telegram, Pavel Durov, à l’aéroport de Paris en août dernier. Il a été accusé de ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour limiter la diffusion de contenus extrémistes et terroristes sur la plateforme.
Les procureurs français l’ont également accusé de ne pas avoir efficacement combattu la diffusion d’images d’abus sexuels sur des enfants.
Après sa libération sous caution de cinq millions d’euros, Durov a annoncé une campagne stricte visant à lutter contre les contenus illégaux sur l’application.