Thierry Ardisson: «Soit je continue à boire du vin et je vais mourir rapidement, soit j'arrête et j'ai 10 ans devant moi.» Ses terribles confessions faites à Hugo Clément
Thierry Ardisson: «Soit je continue à boire du vin et je vais mourir rapidement, soit j’arrête et j’ai 10 ans devant moi.» Ses terribles confessions faites à Hugo Clément

Depuis l’annonce du décès de Thierry Ardisson ce lundi à 76 ans, les hommages pleuvent. Dans un long message publié sur ses réseaux, Hugo Clément a rendu hommage à l’homme en noir, révélant notamment que Thierry Ardisson, mort d’un cancer du foie, avait conscience qu’il devait surveiller sont hygiène de vie

Hugo Clément a ainsi écrit : 

« Thierry. Comment réaliser que tu es parti ?

Tu étais si vivant il y a encore quelques semaines. Tu avais plein de projets, pour la vie avec Audrey et les enfants, mais aussi pour la télé.

On en parlait, tu voulais me présenter une nouvelle idée, l’une de tes innombrables idées. Tu abordais tellement la vie comme un enfant que tu semblais immortel. Je savais que tu étais malade, mais en te côtoyant, on l’oubliait forcément.

Avec la carrière que tu as eue, on pouvait te croire méprisant, sûr de toi, blasé. Mais tu étais tout l’inverse. Sous ta carapace de provoc’ et de forte gueule, tu étais un grand sensible.

Je connaissais le génie de la télé, mais quand on a commencé à travailler ensemble, j’ai découvert l’homme. Un vrai tendre, qui se la jouait dur à cuir.

Tu aurais pu être écrasant, mais c’était tout le contraire. Quand on était en désaccord, ce qui arrivait, tu savais écouter, te remettre en question et changer d’avis.

Beaucoup de gens te pensaient réac, vieux jeu, mais mon Dieu… comme ils se plantaient ! Tu étais juste libre. Sans limite. Tu étais incapable de ne pas dire ce que tu pensais. Même si tu pouvais penser l’inverse le lendemain, et le dire tout aussi bien. J’admire cette liberté, avec laquelle tu as vécu ta vie de bout en bout.

Je t’engueulais gentiment quand tu t’allumais une clope en pleine réunion à France Télévisions. Tu faisais semblant d’être étonné en souriant : « Ah bon, on ne peut plus faire ça ? ». Récemment, tu avais arrêté l’alcool. Tu m’avais dit « c’est soit je continue à boire du vin et je vais mourir rapidement, soit j’arrête et j’ai 10 ans devant moi ». Le destin en a décidé autrement.

Toi, le monarchiste, mort un 14 juillet. Ça doit bien te faire marrer là où tu es.

Je pense fort à Audrey et à vos enfants respectifs. Ils t’ont entouré dans tes derniers instants, et je sais que ça t’as rendu heureux. Tu me manqueras Thierry. »

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