Les forces spéciales ukrainiennes ont annoncé samedi avoir mené une opération ciblée contre l’aérodrome militaire de Borisoglebsk, situé dans la région russe de Voronej. Selon un communiqué publié par l’armée ukrainienne sur les réseaux sociaux, la frappe aurait atteint un dépôt de bombes planantes ainsi qu’un avion d’entraînement stationné sur la base. D’autres appareils auraient également été endommagés, bien que Kiev n’ait fourni pour l’instant aucun détail supplémentaire.
L’aérodrome visé abriterait, selon l’armée ukrainienne, des avions de combat russes de type Su-34, Su-35S et Su-30SM, des appareils modernes et polyvalents largement utilisés par Moscou depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Cette attaque marque une nouvelle extension de la guerre au-delà des frontières ukrainiennes, visant directement les infrastructures militaires russes situées en profondeur dans le territoire de la Fédération.
Du côté russe, les autorités n’ont pour l’instant pas confirmé les faits. Le gouverneur de la région de Voronej, Alexandre Goussev, a simplement indiqué sur Telegram que plus de 25 drones avaient été interceptés au cours de la nuit, provoquant des dégâts mineurs, notamment sur une ligne électrique. Il n’a cependant fait aucune mention d’un quelconque dommage à une base militaire.
L’opération intervient dans un contexte de guerre de drones de plus en plus intense entre Kiev et Moscou. L’Ukraine, qui dispose désormais d’une capacité croissante à frapper des cibles stratégiques à l’intérieur du territoire russe, semble vouloir affaiblir les capacités aériennes de la Russie alors que le conflit s’éternise. Ces frappes, bien que symboliques, envoient également un message politique fort sur la détermination de l’Ukraine à porter la guerre jusque sur le sol russe.
Aucune réaction officielle n’a encore été formulée par Moscou concernant cette attaque présumée, mais les observateurs s’attendent à une réponse, dans un climat militaire déjà tendu et instable.