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L’Iran ferme le détroit d’Ormuz, par lequel passe 20% du pétrole mondial

Des navires dans le golfe Persique reçoivent depuis ce samedi des transmissions radio VHF émanant des Gardiens de la Révolution islamique, affirmant que « aucun navire n’est autorisé à passer par le détroit d’Ormuz », Le détroit d’Ormuz est un passage maritime stratégique par lequel transitent environ 20% du pétrole mondial et une part importante de gaz naturel liquéfié.

Cette annonce arrive en pleine escalade des tensions, après des frappes militaires conjointes menées par les États‑Unis et Israël contre des sites iraniens, qui ont déclenché des ripostes de l’Iran et accru l’incertitude sur la sécurité maritime dans la région du golfe Persique.

Un impact immédiat sur le trafic maritime et l’énergie mondiale

Suite à cet événement, plusieurs grandes compagnies pétrolières, propriétaires de tankers et maisons de négoce ont suspendu temporairement les expéditions de brut, de carburants et de gaz naturel liquéfié via le détroit. Des images satellites montraient samedi des navires massés près de grands ports comme Fujairah aux Émirats arabes unis, sans franchir le détroit.

Les autorités maritimes du Royaume‑Uni et de la Grèce ont aussi diffusé des conseils de prudence, la marine britannique estimant que les ordres iraniens n’étaient « pas juridiquement contraignants », et le ministère grec des Affaires maritimes recommandant aux navires d’éviter le golfe Persique, le golfe d’Oman et le détroit d’Ormuz en raison des risques, y compris des attaques de missiles ou de drones.

Le rôle stratégique du détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à la mer d’Arabie. Il est considéré comme l’un des points de passage les plus critiques du commerce énergétique mondial : environ 20 millions de barils de pétrole y transitent chaque jour, soit presque 20% de la consommation mondiale de pétrole liquide, ainsi que près d’un cinquième des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié.

Historiquement, l’Iran a menacé à plusieurs reprises de bloquer ce passage en réponse à des pressions militaires ou politiques, notamment lors de précédentes crises régionales.

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