L’homme accusé d’avoir tué 15 personnes à Bondi Beach, à Sydney, aurait suivi un entraînement aux armes à feu avec son père dans une région de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, en dehors de Sydney, selon des documents de police rendus publics ce lundi. Les hommes ont enregistré une vidéo justifiant leur attaque minutieusement planifiée.
Les policiers ont blessé Naveed Akram sur les lieux de la fusillade du 14 décembre et ont tué son père, Sajid Akram, âgé de 50 ans. L’attaque antisémite, survenue au début de la célébration de Hanoukka, est la pire fusillade de masse en Australie depuis 1996.
Le duo aurait commencé son attaque en lançant quatre engins explosifs sur une foule célébrant un événement juif. Aucun n’a explosé, mais la police les a qualifiés d’IED « viables » : trois bombes en tuyaux d’aluminium et une bombe de balle de tennis contenant poudre noire et billes d’acier.
Naveed Akram fait face à 59 chefs d’accusation, dont 15 pour meurtre
Naveed Akram fait face à 59 chefs d’accusation, dont 15 pour meurtre, 40 pour blessures avec intention de tuer et un pour acte terroriste. Les autorités australiens ont par ailleurs présenté un projet de loi pour rendre l’accès aux armes à feu plus strict, limitant le nombre d’armes et exigeant la citoyenneté australienne pour obtenir une licence.
Une vidéo qui prête allégeance à l’État islamique
Une vidéo retrouvée sur le téléphone de Naveed Akram le montre avec son père « récitant leurs opinions politiques et religieuses et justifiant l’attaque de Bondi ». La police indique qu’ils « condamnaient les actes des sionistes » tout en « adhérant à une idéologie religieusement motivée liée à l’État islamique ».
13 personnes toujours hospitalisées
À Bondi, un mémorial improvisé près du Bondi Pavilion a été retiré lundi, alors que la plage retrouve une activité normale. Une partie sera préservée par le Sydney Jewish Museum. Les funérailles des victimes se poursuivent, notamment celle du Français Dan Elkayam, installé à Sydney depuis un an. Treize des personnes blessées lors de la fusillade sont toujours hospitalisées.