Crans-Montana: le dégoût ! Le propriétaire du Constellation charge les clients et les employés. (Capture d'écran BFMTV)
Crans-Montana: le dégoût ! Le propriétaire du Constellation charge les clients et les employés. (Capture d’écran BFMTV)

L’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, survenu la nuit du Nouvel An et ayant causé la mort de 40 personnes et fait 116 blessés, se poursuit devant la justice suisse. Depuis le 20 janvier, les propriétaires et gérants de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, sont entendus par les magistrats. Selon des avocats de la partie civile, Jacques Moretti chercherait à réduire l’étendue de sa responsabilité dans le drame et à en rejeter une partie sur ses employés.

Des auditions tendues devant le tribunal

Les époux Moretti, de nationalité française, se sont présentés séparément pour ces auditions. Jacques Moretti, détenu provisoirement depuis le 9 janvier, est arrivé en fourgon pénitentiaire, tandis que son épouse était accompagnée de ses avocats. En Suisse, les avocats des parties civiles ont la possibilité d’assister aux interrogatoires des mis en cause, qui sont poursuivis pour « homicide par négligence », « lésions corporelles par négligence » et « incendie par négligence ».

D’après le média suisse Blick, un avocat représentant plusieurs familles de victimes rapporte que Jacques Moretti a, dès le début de son audition, cherché à minimiser son rôle. Le gérant a notamment déclaré que le « spectacle » de bougies organisé ce soir-là relevait de la responsabilité de ses employés : « Ce sont eux qui ont fait ça, ce n’était pas mon initiative, même si je ne l’ai jamais interdit non plus ».

Les questions sur la sécurité de l’établissement, notamment les portes bloquées et la chaise obstruant la sortie de secours, ont également été abordées. Jacques Moretti a affirmé que la chaise avait été placée par « un client » la veille et que la responsabilité des portes verrouillées incombait à des tiers. Ces déclarations ont provoqué l’indignation de certaines familles, selon un autre avocat de la partie civile.

Le gérant a par ailleurs déclaré : « Nous sommes aussi victimes de ce qui s’est passé », en précisant que lui et son épouse ne se considèrent « pas au même titre que les morts et les blessés ». Ces propos ont suscité de vives réactions parmi les proches des victimes.

Alors que Jacques et Jessica Moretti avaient affirmé qu’ils ne se « déroberaient pas », leur lâcheté devant le tribunal laisse penser tout le contraire…

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