COP30 - réchauffement accéléré, coraux en péril et menaces sur la recherche climatique mondiale (ap)
COP30 - réchauffement accéléré, coraux en péril et menaces sur la recherche climatique mondiale (ap)

Alors que la COP30 s’ouvre à Belém, au Brésil, les dernières données scientifiques dressent un constat alarmant : la planète se réchauffe plus vite que prévu, les océans et les forêts atteignent des points de bascule irréversibles, et les efforts internationaux pour freiner la crise climatique sont fragilisés par des tensions politiques et budgétaires.

Selon une étude publiée cette année, la température moyenne mondiale augmente désormais de 0,27 °C par décennie, soit près de 50 % plus vite qu’à la fin du XXe siècle. Le seuil de réchauffement de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle pourrait être franchi dès 2030. Parallèlement, le niveau des mers s’élève deux fois plus vite qu’au siècle dernier, à raison de 4,5 millimètres par an. Ces tendances placent la planète sur une trajectoire de bouleversements climatiques majeurs.

Les scientifiques alertent sur une série de points de bascule environnementaux déjà atteints ou imminents. Les coraux tropicaux connaissent une mortalité massive après des vagues de chaleur marines successives, signe d’un effondrement durable des écosystèmes marins. En Amazonie, la déforestation et la sécheresse pourraient transformer la forêt en savane d’ici quelques décennies. De même, la fonte accélérée des glaces du Groenland menace de perturber la circulation océanique atlantique, essentielle à la régulation du climat européen.

Les feux de forêt restent une autre conséquence dramatique du dérèglement climatique : entre mars 2024 et février 2025, près de 3,7 millions de kilomètres carrés ont brûlé à travers le monde. Même si la superficie est légèrement inférieure à la moyenne des vingt dernières années, ces incendies ont généré davantage de CO₂, les flammes touchant des forêts plus riches en carbone.

Les effets sur la santé humaine sont également de plus en plus visibles. Les vagues de chaleur extrême auraient causé plus de 62 000 décès en Europe l’été dernier, selon des estimations fondées sur les tendances de mortalité et les relevés de température. Des chercheurs estiment que la productivité mondiale recule de 2 à 3 % pour chaque degré dépassant les 20 °C, avec des pertes économiques évaluées à plus de 1 000 milliards de dollars par an.

Pendant ce temps, la communauté scientifique s’inquiète du recul de la recherche climatique aux États-Unis. Le président Donald Trump a proposé pour 2026 une réduction de moitié du budget de la NASA consacré aux sciences de la Terre et une baisse de 25 % des fonds alloués à la NOAA, tout en supprimant son département de recherche climatique. Ces coupes budgétaires pourraient affaiblir la capacité mondiale de surveillance et de prévision du climat.

À l’inverse, d’autres puissances renforcent leurs investissements : la Chine, le Japon, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé des budgets records pour la recherche environnementale. L’UE a même ouvert un système de données météorologiques en temps réel accessible au public, symbolisant une volonté de transparence et de coopération face à une crise qui s’aggrave de jour en jour.

Que retenir rapidement ?

Alors que la COP30 s’ouvre à Belém, au Brésil, les dernières données scientifiques dressent un constat alarmant : la planète se réchauffe plus vite que pré

Partager